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Wall street : Obnubilé par la très troublante 'erreur' de's&p'

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(CercleFinance.com) - Bien que 'Standard & Poors' ait démenti avoir envisagé de dégrader le 'triple A' de la France comme le laissait supposer une 'note' diffusée 'par erreur', Wall Street ne s'est pas emballé à la hausse et le Dow Jones et le 'S&P' clôturent en hausse de +0,9% en moyenne... mais le Nasdaq ne grappille que +0,13% malgré l'envolée de +5,6% de Cisco (dopé par un bénéfice supérieur de 10% aux anticipations).

Mais les scores de Wall Street apparaissent anecdotiques en regard de la 'note' de Standard & Poors. Cette bien étrange 'erreur' tombe à un bien curieux moment, au plus fort des attaques visant la dette française dont le rendement venait d'atteindre 3,40% (le double de celui des 'Bunds' qui bénéficient également du même 'triple A').

Malgré le démenti, le rendement des OAT française reste très tendu, à 3,45%. Tout d'abord, le texte expédié 'par erreur' à certains abonnés existe bel et bien et ce n'est pas un 'faux'. Standard & Poors précise juste que le contenu de la fameuse 'note' ne reflète pas une décision de son comité d'évaluation... autrement dit son avis 'officiel'.

Pour être clair, il semble bien que le distingo soit le même qu'entre le vote d'une Loi (après sa mise au point technique) et sa promulgation qui la rend officiellement applicable et exécutoire.

C'est la 1ère 'erreur' de ce genre en plusieurs décennies: il y a bien eu à quelques reprises diffusion de communiqués contenant des données erronées sur certains produits financiers... mais jamais de 'fuite' concernant la notation d'un pays, et à plus forte celui de la 5ème économie de la planète, en pleine tempête sur les dettes souveraines.

Mais la réaction des marchés (Wall Street a décroché de -1% en une demi-heure) prouve qu'une perte du 'triple A' est considéré comme une décision crédible, ce qui n'aurait certainement pas été le cas si 'S&P' avait dégradé le Canada ou la Norvège (deux gros exportateurs de pétrole et de gaz dont les budgets sont excédentaires).

François Baroin a demandé à l'AMF et aux autorités de régulation américaines de mener une enquête car chacun soupçonne que 'l'erreur' de diffusion n'en est pas vraiment une, et surtout pas dans les circonstances si particulières que connaissent les marchés de taux depuis que la spéculation se déchaîne contre l'Italie... dont la France est justement la 1ère créancière (après les épargnants italiens eux-mêmes).

Bien que les 'chiffres du jour' aient relégués au second plan, les marchés pouvaient se réjouir d'un léger recul des inscriptions hebdomadaires au chômage (à 390.000), d'une baisse de 0,6% des prix à l'importation et d'une contraction de -4% du déficit commercial à 43,Mds$ (contre 44,9Mds$ au mois d'août).

Le S&P-500 a été très clairement soutenu par tout le secteur 'énergie' et les parapétrolières en particulier (à l'exception de Peabody avec -2,4%) avec des gains moyens de +2,5% (Noble Energy a bondi de +4,6%, Range Resources de +5,3%). Le Nasdaq a été tiré à la hausse par Sirius +3,1%, Comcast +2,6%, Seagate +2,2%, Expedia +1,7% mais tout aussi fortement plombé par Green Mountain -39% (sur un profit warning), E-Trade -3,6%, Netflix -3,5%, Micron -3,2%, Apple et RIM -2,6%, Priceline et eBay -1,5%.

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