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Wall street : Wall street signe sa plus mauvaise semaine en plus de deux ans

Wall street : wall street signe sa plus mauvaise semaine en plus de deux ansWall street : wall street signe sa plus mauvaise semaine en plus de deux ans

par Angela Moon

NEW YORK (Reuters) - Les marchés d'actions américains ont terminé vendredi leur plus mauvaise semaine en plus de deux ans au terme d'une séance particulièrement volatile qui a vu les principaux indices new-yorkais souffler le chaud et le froid.

Près de 16 milliards d'actions ont été échangées sur la seule séance de vendredi, du jamais vu en plus d'un an.

Les dégagements observés cette semaine ont avant tout reflété les craintes d'investisseurs qui redoutent que la première économie mondiale renoue avec la récession alors que les dirigeants politiques américains et européens apparaissent de plus en plus impuissants face à la crise de la dette souveraine.

En Europe, les principaux chefs d'Etat et de gouvernement ont multiplié les coups de téléphones et les déclarations selon lesquelles il est urgent de mettre en oeuvre les décisions prises lors du sommet européen du 21 juillet afin d'endiguer la propagation de la crise de la dette.

Le Dow Jones a gagné 0,54%, soit 60,93 points, à 11.444,61 points, le S&P 500 a reculé de 0,69 point, ou 0,06%, à 1199,38 points et le Nasdaq a abandonné 23,98 points, soit 0,94%, à 2.532,41 points.

Sur la semaine, le Dow a cédé 5,8%, le S&P 500 -7,2% et le Nasdaq -8,1%.

L'indice CBOE Vix, parfois qualifié de baromètre de la peur sur les marchés, a lui oscillé tout au long de la séance, perdant plus de 10% avant de repartir à la hausse, touchant au passage son niveau le plus élevé depuis juillet 2010. Il a fini en hausse de 1,07%.

Les indices boursiers américains avaient ouvert en hausse, réagissant positivement à la publication de chiffres encourageants sur le front de l'emploi américain, avant d'alterner les passages dans le vert et dans le rouge, témoignant de la nervosité des investisseurs.

Les créations d'emplois se sont accélérées plus que prévu en juillet aux Etats-Unis et les chiffres de mai et juin ont été nettement révisés à la hausse, redonnant espoir dans la capacité de l'économie américaine à éviter une nouvelle récession.

Selon les chiffres publiés vendredi par le département du Travail, l'économie américaine a créé 117.000 emplois non-agricoles en juillet, contre 85.000 attendues en moyenne par les économistes.

"Cela ne règle rien", a commenté Michael Marrale, de RBC Capital Markets à New York.

"C'est plus une occasion de vendre que de revenir. La révision est encourageante, mais en fin de compte, on a eu des chiffres du PIB médiocres vendredi dernier, le rapport de l'ISM lundi et on commence à entendre des propos de certaines sociétés qui disent que l'on prend peut être la direction de la récession ou même que l'on est déjà en récession."

Aux valeurs, on retiendra que l'assureur américain AIG a terminé en baisse de 4,92% à 25,10 dollars au lendemain de la publication de résultats jugés décevants par les investisseurs.

L'action Bank of America a quant à elle cédé 7,5% à 8,17 dollars, après avoir touché un plus bas d'un an à 8,03 dollars. Sa concurrente Citigroup a quant à elle lâché 3,9% à 33,44 dollars.

Nicolas Delame pour le service français

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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