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Wall street : Wall street scrute les élections en france et en grèce

Wall street : wall street scrute les élections en france et en grèceWall street : wall street scrute les élections en france et en grèce

par Rodrigo Campos

NEW YORK (Reuters) - Après avoir accusé vendredi sa plus mauvaise performance hebdomadaire depuis le début de l'année, Wall Street se cherchera cette semaine une orientation en regardant vers l'Europe, au lendemain d'élections très attendues en France et en Grèce.

Ceci pourrait offrir un certain répit aux investisseurs américains, après une salve d'indicateurs économiques moroses et une saison des résultats qui touche à sa fin.

Les marchés du monde entier ont ces derniers mois regardé d'un bon oeil les cures d'austérité des pays fragilisés de la zone euro, mais le ralentissement économique qui sévit dans la région a fait naître des appels à une nouvelle orientation, davantage axée sur la croissance.

La perspective de voir le socialiste François Hollande, favori des sondages, remporter l'élection présidentielle en France, fait craindre aux investisseurs un nouvel élan anti-austérité sur le Vieux Continent, tandis que la colère susceptible de s'exprimer dans les urnes en Grèce pourrait y compliquer encore davantage les réformes en cours.

"Il y a un potentiel d'incertitude et d'instabilité en Europe", souligne John Praveen, directeur général de Prudential International Investment Advisors. "Le marché est en train d'anticiper des scénarios extrêmement négatifs."

John Praveen estime toutefois que si François Hollande était élu président, le marché pourrait encore rebondir si le nouveau chef d'Etat socialiste parvenait à apaiser les craintes des investisseurs quant à son engagement à assainir les finances publiques de la France tout en y stimulant la croissance.

SEUIL DE SOUTIEN

Les seuils techniques pourraient gagner de l'importance dans la semaine à Wall Street, à mesure que le calendrier des indicateurs économiques s'allège et que moins de 30 des sociétés du S&P 500 doivent publier leurs résultats.

"En l'absence de nouvelles, nous commençons tous à regarder les graphiques", note Ryan Detrick pour Schaeffer's Investment Research.

"Nous avons récemment trouvé un soutien sur le S&P autour de 1.360 points. Si on le perd, ce serait un mauvais signe", ajoute-t-il.

Le S&P 500 a glissé sous ce niveau par deux fois le mois dernier avant de rebondir, mais il se heurte depuis à une forte résistance autour de 1.400 points.

Les derniers indicateurs économiques, jugés décevants - en particulier le rapport de l'emploi en avril faisant état d'un troisième mois consécutif de ralentissement des embauches - tempèrent les espoirs d'un rebond significatif.

Sur l'ensemble de la semaine, le Dow Jones a cédé 1,4%, le S&P 500 2,4% et le Nasdaq 3,7%. Ces deux derniers ont connu leur pire semaine depuis respectivement décembre et novembre.

A l'agenda cette semaine seront particulièrement surveillés l'indice des prix producteurs en avril et l'indice préliminaire du moral des ménages pour le mois de mai issu de l'enquête Thomson Reuters / Université de Michigan.

Walt Disney publiera ses résultats mardi et Cisco Systems mercredi. Les investisseurs rechercheront par ailleurs dans les comptes trimestriels de Macy's et de Kohl's des signes de l'humeur des consommateurs américains.

Natalie Huet pour le service français

Copyright © 2012 Thomson Reuters

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