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Wall Street : Wall Street recule avec les financières avant la Fed

Wall Street : Wall Street recule avec les financières avant la FedWall Street : Wall Street recule avec les financières avant la Fed

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a terminé en baisse pour la quatrième séance d'affilée mardi, pénalisée par les valeurs financières à moins de 24 heures de la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale et par le repli sur les valeurs refuges face aux inquiétudes sur le référendum britannique du 23 juin.

L'indice Dow Jones a perdu 57,66 points, soit 0,33%, à 17.674,82. Le Standard & Poor's-500 a cédé 3,74 points (-0,18%) à 2.075,32 et le Nasdaq Composite a reculé de 4,89 points (-0,1%) à 4.843,55.

Tous trois ont regagné du terrain en fin de séance sans pour autant parvenir à repasser en territoire positif. Sur les quatre dernières séances, le S&P-500 a abandonné 2%.

Le Federal Open Market Committee (FOMC) de la Fed, réuni pour deux jours, annoncera sa décision sur les taux mercredi à 18h00 GMT et si la quasi-totalité des investisseurs s'attendent à ce qu'il prolonge le statu quo, tous suivront avec attention la conférence de presse que donnera une demi-heure plus tard la présidente de la banque centrale, Janet Yellen.

Cette dernière a réaffirmé il y a huit jours que le relèvement des taux restait au programme mais elle est restée vague en terme de calendrier après les chiffres bien inférieurs aux attentes de l'emploi en mai.

"La question clé sera celle du nombre de hausses de taux que les responsables de la Réserve fédérale prévoient d'ici la fin de l'année. Dernièrement, l'estimation a été ramenée de quatre à deux hausses", explique Bill Northey, responsable de la stratégie d'investissement d'U.S. Bank.

LES PÉTROLIÈRES TOUJOURS À LA PEINE

Les positions prises sur les marchés à terme intègrent une probabilité de hausse de taux quasi-nulle pour mercredi, de 21% pour le mois prochain, de 40% pour la réunion de septembre et de 59% pour décembre, selon le baromètre FedWatch de CME Group.

L'incertitude sur la politique monétaire pèse notamment sur les valeurs bancaires, qui tendent à profiter de la hausse des taux d'intérêt. Le S&P du secteur a ainsi reculé de 1,45% sur la journée et au sein du Dow, American Express a abandonné 4,08%, la plus mauvaise performance de l'indice, tandis que JPMorgan Chase & Co cédait 1,88%.

La baisse continue du pétrole a parallèlement continué de peser sur les pétrolières, Chevron reculant de 0,8% et Exxon Mobil de 0,18%.

Comme les actions, l'or noir souffre des incertitudes sur l'issue du vote des électeurs britanniques le 23 juin sur l'avenir de leur pays dans l'Union européenne, en l'absence de tendance claire dans les résultats des sondages d'opinion.

Le marché est par ailleurs resté pratiquement insensible au bon chiffre économique du jour, à savoir la hausse de 0,5% des ventes au détail en mai, qui témoigne du dynamisme de la demande intérieure.

La Fed régionale d'Atlanta a revu en hausse sa prévision de croissance pour le deuxième trimestre, à 2,8% en rythme annualisé, soit 0,3 point de plus qu'auparavant.

LE DOLLAR EN HAUSSE

Sur le marché des changes, la bonne surprise des ventes au détail a permis au dollar de regagner du terrain même si la journée a été une nouvelle fois marquée par la hausse du yen, valeur refuge privilégiée en ce moment.

Le billet vert affichait en fin de séance une hausse de 0,6% face à un panier de devises de référence et se traitait autour de 1,1205 face à l'euro, contre 1,1290 la veille.

Influencés eux aussi par les chiffres des ventes au détail, les rendements des emprunts d'Etat américains ont fini peu changés après avoir touché en tout début de journée, à 1,567% pour le dix ans, leur plus bas niveau depuis le 11 février.

A la hausse côté actions, le géant chinois du commerce en ligne Alibaba a gagné 3,07% après avoir dit tabler sur une croissance de 48% de son activité en 2017 et un quasi-doublement de son volume de transactions d'ici 2020.

Le groupe pharmaceutique Perrigo a quant à lui bondi de 9,16% après les informations du site Streetinsider selon lesquels il est sur le point d'être racheté pour 20 milliards de dollars (17,8 milliards d'euros) par une entreprise britannique.

Environ 7,4 milliards de titres ont été échangés sur les différentes plates-formes américaines, contre 6,7 milliards en moyenne sur les 20 séances précédentes selon les données Thomson Reuters.

(Noel Randewich, avec Yashaswini Swamynathan; Marc Angrand pour le service français)

Copyright © 2016 Thomson Reuters

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