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Wall Street : Wall Street pourrait prolonger sa hausse

Wall Street : Wall Street pourrait prolonger sa hausseWall Street : Wall Street pourrait prolonger sa hausse

par Ryan Vlastelica

NEW YORK (Reuters) - L'annonce vendredi d'un marché de l'emploi meilleur que prévu a apaisé les inquiétudes concernant l'économie américaine et semble justifier les niveaux record atteints à Wall Street, ce qui laisse espérer une poursuite de la hausse cette semaine.

Le rebond des créations d'emplois en février, qui fait suite à deux mois très décevants, renforce la thèse selon laquelle l'accès de faiblesse des mois de décembre et janvier était passager, lié à la vague de froid plutôt qu'à une dégradation des fondamentaux de l'économie.

Cette bonne surprise a aidé le marché à oublier la faiblesse des autres indicateurs économiques publiés récemment et les incertitudes géopolitiques autour de l'Ukraine, permettant au S&P 500 d'atteindre de nouveaux pics historiques. Mais les investisseurs craignent aussi un repli du marché par rapport à ces niveaux record en cas d'aggravation de la crise ukrainienne.

"Nous espérons que le rapport sur l'emploi signifie que (...) la croissance va s'accélérer", dit Michael Mullaney, responsable de l'investissement chez Fiduciary Trust à Boston.

Reflet de la tendance positive, l'indice S&P 500, qui sert de référence aux gérants, a franchi sa moyenne mobile à 14 jours, un niveau qui pourrait servir de soutien en cas de repli.

Vendredi, le S&P a fini à un record de 1.878,04 points, affichant ainsi son cinquième record de clôture en sept séances.

Wall Street a progressé régulièrement depuis le début de l'année, une hausse interrompue seulement fin janvier par des inquiétudes sur les marchés émergents. Ces inquiétudes devraient persister avec le renforcement de l'emprise de la Russie en Crimée malgré les mises en garde de Washington.

"Les week-end sont souvent chargés en rebondissements géopolitiques et le marché n'est donc pas à l'abri d'un choc", souligne Terry DuFrene, de JPMorgan Private Bank, à la Nouvelle-Orléans, qui gère 977 milliards de dollars d'actifs.

RELATIVE RÉSISTANCE À L'UKRAINE

En dehors des événements en Ukraine, la tendance devrait être largement guidée par les indicateurs économiques, la saison des résultats trimestriels touchant à sa fin. Le marché attend notamment les ventes de détails de février, attendues en hausse de 0,2%, et la première estimation de l'indice Thomson Reuters/University of Michigan du sentiment du consommateur au mois de mars, qui devrait progresser légèrement par rapport à février.

Même si l'évolution de la situation en Ukraine est susceptible de peser sur le sentiment de marché, la crise ne devrait pas renverser fondamentalement la tendance.

"Nous ne sommes pas sensibles aux évènements dans cette partie du monde comme nous le serions à une crise au Moyen-Orient", note Terry DuFrene. "Cela nous laisse une marge de manoeuvre et, même si les craintes de contagion ne peuvent être écartées, le marché ne devrait pas se laisser démonter."

Globalement, les actions devraient certes avoir du mal grimper de façon spectaculaire par rapport aux records atteints la semaine dernière mais les analystes financiers voient tout de même des opportunités d'achat sur certains segments du marché.

Michael Mullaney de Fiduciary Trust, qui gère 11,3 milliards de dollars d'actifs, est "surpondéré" sur les grosses capitalisations et "sous-pondéré" sur les petites valeurs qui surperforment le S&P depuis plus de deux ans.

"Les multinationales avec une forte exposition aux marchés émergents pourraient être affectées par l'Ukraine, mais nous ne pensons pas que l'impact sera si important que cela par rapport à d'autres compartiments du marché", dit-il.

Les analystes financiers de Morgan Stanley ne redoutent pas beaucoup non plus la contagion des marchés émergents, estimant que "ce qui compte vraiment c'est que le rêve de croissance (aux Etats-Unis) reste bien vivant".

Le S&P 500 a rebondi de 180% depuis son plus bas niveau de clôture atteint il y a cinq ans pendant la crise financière.

(Juliette Rouillon pour le service français)

Copyright © 2014 Thomson Reuters

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