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Wall Street : Wall Street pourrait marquer le pas

Wall Street : Wall Street pourrait marquer le pasWall Street : Wall Street pourrait marquer le pas

par Chuck Mikolajczak

NEW YORK (Reuters) - Les marchés américains ont l'habitude de réaliser de bonnes performance au mois de janvier, qui sont généralement suivies par des mois de surplace.

Cela a été le cas en 2011 et 2012 et certains analystes pensent que 2013 pourrait suivre le même schéma. Les marchés sont montés plus rapidement cette année à la suite de l'accord sur le "mur budgétaire", mais le débat autour du relèvement du plafond de la dette pourrait remettre en question ses gains.

"C'est presque la copie conforme de l'an dernier", note Alan Lancz, chez Alan B. Lancz & Associates à Toledo dans l'Ohio.

L'état d'esprit consiste à "surfer sur la vague comme on peut et à essayer d'être le dernier à en tomber", dit-il.

Les indices de Wall Street ont franchi des seuils clé - de 1.500 pour le S&P 500 et 14.000 pour le Dow Jones. Le S&P est à son plus haut niveau en 5 ans et le Nasdaq a fini vendredi à son plus haut depuis novembre 2000, à la fin de la bulle internet.

Dans ce contexte, Wall Street pourrait stagner dans l'attente de nouveaux catalyseurs, certains investisseurs se demandant s'il n'est temps de prendre ses profits, les marchés étant plus vulnérables aux chocs après des gains rapides.

L'un des risques majeurs pour le marché est celui de voir l'économie américaine être brutalement confrontée à 85 milliards de dollars (63,6 milliards d'euros) de baisses automatiques des dépenses fédérales à partir du mois de mars.

Ce risque a été largement ignoré jusqu'à présent par les investisseurs, mais s'il se concrétise, il pourrait entraîner un ralentissement de la croissance, selon le bureau budgétaire du Congrès américain. Bien que ce risque ne soit pas aussi menaçant que celui de voir l'Etat américain faire défaut en cas d'incapacité à relever le plafond de la dette, il peut peser.

"Je ne vois aucun compromis se profiler, en grande partie parce que les marchés sont tellement complaisants", dit Greg Valliere, stratège chez Potomac Research Group à Washington.

NEUTRES SUR LES ACTIONS AMÉRICAINES

Compte tenu d'un calendrier peu chargé cette semaine, les investisseurs pourraient commencer à focaliser leur attention sur les questions d'ordre politique. Le discours de l'Etat de l'Union du président Barack Obama, prévu mardi, pourrait fournir quelques indications sur l'évolution à venir des négociations.

Greg Valliere estime à 60% les chances d'une réduction automatique et sévère des dépenses dite "séquestre" de l'Etat, tandis que Washington cherche une solution pour l'éviter.

"Ils sont très, très loin d'un accord", dit-il.

L'évolution de la politique monétaire de la Réserve fédérale devrait également être un élément de tendance cette semaine, avec les interventions de plusieurs responsables de la Fed.

Un nombre croissant de dirigeants politiques estiment que la Fed devrait réduire progressivement son programme de rachat d'actifs - de 85 milliards de dollars par mois - plutôt que de l'arrêter un jour brutalement, et les investisseurs vont chercher à savoir quelle sera la stratégie de la Fed à ce sujet.

Selon les derniers chiffres d'EPFR Global publiés vendredi, les investisseurs dans le monde sont passés à "neutres" sur les actions américains dans la semaine au 6 février, tout en se retirant massivement des fonds d'obligations spéculatives.

Les fonds d'actions américaines ont subi une décollecte limitée de 16 millions de dollars, a précisé la société spécialisée dans les flux financiers, alors que la collecte avait été au contraire de 11 milliards la semaine précédente.

Il s'agissait de la première semaine de décollecte des investisseurs particuliers des fonds d'actions américaines. Ils ont retiré environ 300 millions de dollars de ces fonds, des retraits compensés en grande partie par les institutionnels.

Les institutionnels et particuliers avaient afflué vers les fonds d'actions américaine au cours des première et dernière semaines de janvier, avec une collecte de 10 milliards de dollars pour chacune des deux semaines. Ces flux avaient soutenu Wall Street, qui a connu sa hausse la plus forte en 16 ans.

Juliette Rouillon pour le service français

Copyright © 2013 Thomson Reuters

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