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Wall Street : Wall Street pénalisée par les résultats et la politique US

Wall Street : Wall Street pénalisée par les résultats et la politique USWall Street : Wall Street pénalisée par les résultats et la politique US

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a terminé en net repli mardi après le démarrage jugé décevant de la saison des résultats trimestriels et alors que l'éventualité d'un changement de majorité au Congrès à l'issue des élections du 8 novembre préoccupe certains investisseurs.

L'indice Dow Jones a perdu 200,38 points, soit 1,09%, à 18.128,66. Le Standard & Poor's 500, plus large, a cédé 26,93 points (-1,24%) à 2.136,73 et le Nasdaq Composite a reculé de 81,89 points (-1,54%) à 5.246,79.

Alcoa, le producteur d'aluminium qui donne traditionnellement le coup d'envoi de ces publications, a chuté de 11,42%, sa plus forte baisse en une séance depuis cinq ans, après avoir publié au titre du troisième trimestre un chiffre d'affaires et un bénéfice inférieurs aux attentes.

Quant au spécialiste des diagnostics Illumina, il a abandonné 24,81% après avoir revu en baisse pour la deuxième fois sa prévision de chiffre d'affaires trimestriel.

Les analystes financiers tablent en moyenne sur un recul de 0,7% des bénéfices du S&P 500 pour le trimestre juillet-septembre selon les données Thomson Reuters, ce qui marquerait leur cinquième trimestre consécutif de baisse.

Les déceptions de mardi ont alimenté "un peu de crainte chez certains de ne pas obtenir les résultats nécessaires pour aller avec ce qui s'annonce comme une hausse de taux pratiquement inévitable", a commenté Rick Meckler, président de LibertyView Capital Management. "Le meilleur moyen de compenser une hausse de taux, ce serait de la croissance économique."

Autre obstacle potentiel à la croissance de l'activité et des résultats des sociétés cotées, notamment les multinationales, le billet vert s'est apprécié de près de 0,8% sur la journée face à un panier de devises de référence pour atteindre son plus haut niveau depuis huit mois. Face à l'euro, il s'échangeait en fin de séance à 1,1055.

LE SECTEUR DE LA SANTÉ SOUFFRE, APPLE MONTE

Parallèlement, le marché suit de plus en plus attentivement l'évolution de la campagne pour les élections du 8 novembre. Le regain de tension des derniers jours au sein du camp républicain a conduit certains observateurs à prédire qu'à une victoire d'Hillary Clinton face à Donald Trump pourrait s'ajouter une importante poussée démocrate au Congrès.

"On parle de plus en plus de la possibilité d'un changement de majorité au Congrès", explique ainsi Ernie Cecilia, responsable de la stratégie d'investissement Bryn Mawr Trust. "Et en fait, ça n'est pas réellement intégré par le marché."

Tous les sous-indices sectoriels du S&P 500 ont fini la journée dans le rouge, la plus mauvaise performance allant à celui de la santé - considéré comme l'un des plus exposés à l'issue des élections - avec un recul de 2,51%.

A la déception d'Illumina s'est ajouté l'annonce par St. Jude Medical du rappel de certains implants cardiaques en raison d'un risque lié à la batterie. L'action St. Jude a cédé 3,53% et Abbott Laboratories, qui a conclu le rachat de la société il y a quelques mois, a abandonné 5,38%.

Les secteurs de l'énergie (-1,17%) et des matières premières (-1,29%) ont également pesé sur la tendance, sur fond de baisse marquée des cours du pétrole et de hausse du dollar.

Signe supplémentaire de la nervosité des investisseurs, l'indice de volatilité du CBOE, surnommé par certains "l'indice de la peur" a gagné près de 15% sur la journée.

A la hausse, Apple a gagné 0,22%, l'une des rares progressions au sein du Dow Jones, et touché un plus haut de dix mois après la décision de son grand rival sud-coréen Samsung d'abandonner définitivement son modèle Galaxy Note 7 en raison des risques d'incendie liés à la batterie.

Environ 6,7 milliards d'actions ont changé de mains au cours de la séance, contre 6,8 milliards en moyenne sur les 20 précédentes.

Sur le marché obligataire, fermé lundi en raison du Columbus Day, les rendements ont profité de la probabilité croissante aux yeux des investisseurs d'une hausse des taux de la Réserve fédérale en décembre. Celui des Treasuries à dix ans a atteint son plus haut niveau depuis quatre mois à 1,78%.

(Lewis Krauskopf, avec Yashaswini Swamynathan,; Marc Angrand pour le service français)

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