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Wall Street : Wall Street ouvre sur une note hésitante

Wall Street : Wall Street ouvre sur une note hésitanteWall Street : Wall Street ouvre sur une note hésitante

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a ouvert sur une note indécise jeudi, entre des résultats de Wal-Mart jugés décevants et la montée des tensions au Moyen-Orient.

Dans les premiers échanges, l'indice Dow Jones évoluait en légère baisse de 0,07%, à 12.562,47. Le Standard & Poor's 500, plus large, progressait de 0,1% à 1.356,83 et le Nasdaq Composite prenait 0,01% à 2.847,13.

Le titre Wal-Mart recule de 4,04% à 68,43 dollars après que le numéro un mondial de la distribution, qui a dit les conditions économiques pesaient sur le pouvoir d'achat des consommateurs, a fait état d'un chiffre d'affaires du troisième trimestre inférieur aux attentes.

"Ce chiffre ne laisse pas d'inquiéter puisqu'il est en contradiction avec les dernières données en provenance du secteur des ventes au détail qui étaient plutôt positives", a déclaré Kim Forrest, analyste actions chez Fort Pitt Capital Group.

L'action du distributeur à bas coûts Target augmente au contraire de 1,12% à 62,07 dollars après des résultats trimestriels supérieurs aux attentes.

Les intervenants sur le marché ne peuvent guère se fonder sur les indicateurs du jour pour prendre une décision d'investissement.

Les prix à la consommation du mois d'octobre sont ressortis à un niveau conforme aux attentes, les inscriptions hebdomadaires au chômage sont bien plus élevées que prévu du fait de l'ouragan Sandy tandis que l'activité manufacturière de l'Etat de New York s'est contractée à un rythme moins marqué que ce qui était anticipé. , et

Après la chute accusée par Wall Street mercredi, les indices boursiers de la place américaine se retrouvent au plus bas depuis la fin juin.

Le S&P 500, indice de référence des gérants de fonds, est en repli de plus de 5% depuis la réélection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis le 6 novembre et ce, essentiellement en raison des craintes entourant le "mur budgétaire" qui menace la première économie mondiale.

Lors d'une conférence de presse organisée deux jours avant l'ouverture de discussions avec les chefs de file du Congrès, Barack Obama a réaffirmé qu'il ne prolongerait pas les baisses d'impôts mises en oeuvre par l'administration Bush pour les 2% d'Américains les plus fortunés.

Il a ajouté que la seule suppression des niches fiscales et des déductions dont bénéficie cette frange de la population, solution mise en avant par le camp républicain, ne suffirait pas à résorber les déficits, tout en se disant confiant sur la possibilité de parvenir à une "solution équilibrée" d'ici la fin de l'année.

En plus des inquiétudes sur le "mur budgétaire", la situation au Moyen Orient, déjà tendue avec la Syrie et l'Iran, devient encore plus explosive après que le Hamas a tiré jeudi des dizaines de roquettes de la bande de Gaza sur Israël, dont l'une a fait trois morts, et que l'Etat hébreu a effectué plusieurs raids aériens sur l'enclave palestinienne au deuxième jour de l'opération "Pilier de défense".

"Rien ne semble stable dans la région et les investisseurs craignent de voir d'autres pays être entraînés dans le conflit. Les prix du pétrole vont vraisemblablement bondir en raison de cette menace", a dit Kim Forrest.

Ryan Vlastelica, Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Catherine Monin

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