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Wall Street : Wall Street ignore le blues pétrolier et finit en hausse

Wall Street : Wall Street ignore le blues pétrolier et finit en hausseWall Street : Wall Street ignore le blues pétrolier et finit en hausse

par Tanya Agrawal et Caroline Valetkevitch

NEW YORK (Reuters) - Les actions ont finalement terminé la séance de vendredi en hausse dans un marché new-yorkais fébrile qui attend la réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale la semaine prochaine.

Les valeurs de l'énergie ont toutefois fini en baisse, victimes d'un déclassement des prévisions de Goldman Sachs.

La banque, qui jouit d'une influence de poids dans le trading pétrolier, a ramené sa prévision de cours pour le brut américain de 57 à 45 dollars le baril en 2016, abaissant celle du Brent de 62 à 49,50 dollars. Elle évoque une offre surabondante et le ralentissement économique chinois et ajoute que même si cela ne représente pas son hypothèse de base, le brut pourrait tomber jusqu'à 20 dollars le baril.

"Le marché semble globalement passer outre la baisse des prix pétroliers et les déceptions causées par plusieurs noms de la distribution ces derniers jours", dit Michael James (Wedbush Securities), ajoutant que les investisseurs ont peut-être affiné leurs positions avant le week-end et de nouveaux indicateurs chinois.

Le Dow Jones a gagné 102,69 points (0,63%) à 16.433,09. Le S&P-500, plus large, a pris 8,76 points, soit 0,45%, à 1.961,05. Le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 26,09 points (0,54%) à 4.822,34.

Sur l'ensemble de la semaine, le Dow a gagné 2%, le S&P 2% et le Nasdaq Composite 3%. Le Dow a enregistré sa meilleure semaine depuis la fin mars. C'est aussi le cas pour le S&P et le Nasdaq, depuis la mi-juillet dans les deux cas.

Huit des 10 grands indices sectoriels du S&P ont terminé en hausse. L'indice sectoriel de l'énergie accuse le recul le plus prononcé, de 0,74%.

Les marchés boursiers sont instables depuis la dévaluation inattendue du yuan intervenue le mois dernier dans un contexte de ralentissement de la deuxième économie mondiale qui préoccupe réellement les investisseurs. L'indice S&P-500 a subi des fluctuations de 1% au moins durant 11 séances depuis le 20 août.

La banque centrale américaine se réunit mercredi et jeudi prochains. Les grandes banques de Wall Street s'attendent toujours à ce qu'elle relève ses taux directeurs cette année mais elles ne croient plus trop que cela se produise ce mois-ci, en raison de la volatilité sur les marchés mondiaux, montrait une enquête Reuters publiée vendredi dernier.

Une autre enquête Reuters parue ce vendredi laisse penser que pour une petite majorité des économistes une hausse des taux de la Fed ce mois-ci reste une possibilité mais là encore cette dernière risque de ne pas se matérialiser de par les inconnues macroéconomiques.

La Fed a dit qu'elle relèverait les taux, pour la première fois depuis 2006, quand elle sera sûre que la reprise économique soit appelée à durer. Les statistiques économiques de ces deux derniers jours risquent de ne pas lui faciliter la tâche.

Si les inscriptions au chômage ont baissé la semaine dernière, laissant penser que le ralentissement des créations d'emplois d'août n'était que ponctuel, l'enquête mensuelle de l'Université du Michigan a montré que le moral des ménages américains s'était dégradé début septembre, l'indice le mesurant tombant à son plus bas niveau depuis un an.

"La volatilité restera jusqu'à la réunion de la Fed et si elle décide de ne pas relever les taux la semaine prochaine, la volatilité s'installera et risque d'empirer bien plus et plus longtemps encore", a dit Randy Frederick (Charles Schwab).

Pour les économistes de Goldman Sachs, la cause est entendue. "Compte tenu que les marchés ont fait l'essentiel du 'sale boulot' de la Fed, nous pensons que ses responsables observeront le statu quo au moins jusqu'en décembre", écrivent-ils.

Aux valeurs, AMD a bondi de plus de 9%, le blog technologique Fudzilla écrivant que Microsoft discute de l'achat du fondeur en difficulté. Un autre blog en juillet avait évoqué cette hypothèse que certains analystes considèrent avec un scepticisme certain.

Gilead a poursuivi son ascension en gagnant encore 2,2%, le marché pensant que son emprunt obligataire de 10 milliards de dollars émis cette semaine servira à financer une grosse acquisition.

Au contraire, Zumiez a chuté de plus de 32%, l'équipementier sportif prévoyant un chiffre d'affaires et un bénéfice du troisième trimestre inférieur aux attentes des analystes.

(Wilfrid Exbrayat pour le service français)

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