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Wall Street : Wall Street finit en net recul à cause de Pyongyang et de la Fed

Wall Street : Le Dow Jones perd 2,13% et le Nasdaq recule de 2,54%Wall Street : Le Dow Jones perd 2,13% et le Nasdaq recule de 2,54%

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a terminé en forte baisse vendredi dans un climat de grande nervosité après un nouvel essai nucléaire par la Corée du Nord et les propos d'un responsable de la Réserve fédérale plaidant pour un resserrement monétaire.

L'indice Dow Jones a perdu 394,46 points, soit 2,13%, à 18.085,45 points. Le S&P-500, plus large, a reculé de 53,49 points, soit 2,45%, à 2.127,81 points. Le Nasdaq Composite a abandonné 133,57 points (-2,54%) à 5.125,91 points.

Sur l'ensemble de la semaine, le Dow a perdu 2,2% et le S&P et le Nasdaq ont reculé de 2,4% chacun, les trois indices ayant accusé leur plus forte baisse hebdomadaire en plusieurs mois.

L'indice de volatilité, encore appelé le baromètre de la peur, a bondi de 34,2%, plus forte hausse quotidienne depuis fin juin, pour finir à son plus haut niveau depuis le 28 juin.

La Corée du Nord a annoncé avoir mené un nouvel essai nucléaire, d'une puissance sans précédent, et se dit désormais capable de monter des têtes nucléaires sur des missiles balistiques, ce qui lui a valu des condamnations des Etats-Unis, mais également de la Chine, son principal allié.

La tendance négative s'est accentuée, dès avant l'ouverture, à la suite des déclarations du président de la Fed de Boston, Eric Rosengren, invitant la banque centrale à ne pas attendre trop longtemps avant de relever ses taux d'intérêt.

Les déclarations de cette nature se multiplient ces derniers temps même si les traders pensent toujours majoritairement que la Fed n'agira pas lors de sa prochaine réunion, des 20 et 21 septembre, mais plutôt en décembre. Sur le marché, les anticipations d'une hausse de taux dès septembre ont grimpé à 24% en réaction aux propos du président de la Fed de Boston, contre 18% la veille, selon le baromètre FedWatch de CME Group.

"Il est certains que les gesticulations de la Fed font beaucoup de bruit et lorsque vous entendez des commentaires de ce type, cela crée un peu de nervosité sur le marché", dit Phil Blancato (Ladenberg Thalmann Asset Management).

Toutefois, d'autres responsables de la Fed, dont le gouverneur de la Fed, qui vote également au comité de politique monétaire de la banque, ont été plus prudents concernant le calendrier de hausse des taux.

Daniel Tarullo a ainsi affirmé que de nouveaux éléments confirmant que l'inflation se rapprochait de l'objectif de 2% fixé par la Réserve fédérale étaient souhaitables avant que la banque ne se décide à relever ses taux d'intérêt.

Des traders ont rapporté que des prévisions à long terme pessimistes de Deutsche Bank ont contribué au décrochage des Bourses en Europe et aux Etats-Unis et à d'importants dégagements sur les marchés obligataires qui ont poussé les rendements à des pics depuis des mois.

La croissance de l'activité sera si faible au cours des trois prochaines décennies que les responsables politiques auront bien du mal à faire face aux défis politiques, sociaux et économiques qui en résulteront, a averti la banque allemande dans une étude prospective publiée vendredi.

Les secteurs des services collectifs et des télécoms ont perdu respectivement 3,75% et 3,42%, parmi les plus nets replis des dix grands indices sectoriels du S&P, après avoir été recherchés depuis le début de l'année pour leurs faible cyclicité et leur politique de dividendes élevés.

Le secteur de l'énergie a abandonné 2,8%, plombé aussi par la rechute des cours du pétrole qui avaient pris 4% jeudi après l'annonce d'une baisse aussi forte qu'inattendue des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine dernière en raison des perturbations liées à la tempête tropicale Hermine.

Quoiqu'il en soit, le pétrole a gagné environ 3% sur l'ensemble de la semaine, sa première hausse hebdomadaire en trois semaines, dans l'espoir d'un accord global pour stabiliser la production après l'annonce lundi que Moscou et Ryad avaient conclu un accord de coopération dans ce sens.

Aux valeurs, l'exploitant de gazoducs et d'oléoducs Williams Companies a cédé 3,56% après l'abandon d'un projet de rachat par son concurrent Enterprise (-1,61%).

(Chuck Mikolajczak, Juliette Rouillon pour le service français)

Copyright © 2016 Thomson Reuters

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