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Wall Street : Wall Street finit en hausse avec le pétrole et Pfizer

Wall Street : Le Dow Jones gagne 1,16%, le Nasdaq prend 1,01%Wall Street : Le Dow Jones gagne 1,16%, le Nasdaq prend 1,01%

par Caroline Valetkevitch

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a fini jeudi en hausse avec le net rebond des cours du pétrole, l'annonce par Pfizer de l'acquisition de Hospira et un indicateur jugé encourageant sur la situation de l'emploi aux Etats-Unis.

L'indice Dow Jones a gagné 211,86 points, soit 1,2%, à 17.884,88. Le Standard & Poor's-500, plus large, a pris 21,01 points (1,03%) à 2.062,52 points. Le Nasdaq Composite a progressé de 48,39 points (1,03%) à 4.765,10 points.

"Chaque fois qu'il y a une opération de fusion-acquisition, c'est toujours positif pour le marché et bien sûr il y a les cours du pétrole qui rebondissent", a commenté Peter Cardillo, de Rockwell Global Capital à New York. "Du point de vue technique, le marché se porte plutôt bien, la saison des résultats touche à sa fin (...) et de manière générale ça n'a pas été si mauvais."

Le S&P-500 évolue ces derniers temps dans un contexte de volatilité au gré des mouvements désordonnés des cours du pétrole.

Ces derniers ont fortement rebondi jeudi au lendemain d'une chute marquée alors qu'ils avaient regagné près de 20% les quatre jours précédents. L'indice des valeurs de l'énergie en a profité pour progresser de 1,45%.

A cet accès de vigueur des cours du pétrole se sont ajoutées des inscriptions hebdomadaires au chômage moins élevées que prévu aux Etats-Unis lors de la semaine au 31 janvier, ce qui constitue un indicateur supplémentaire de la bonne tenue du marché du travail aux Etats-Unis.

Cette statistique, à la veille de la publication des chiffres des créations d'emploi en janvier, en a éclipsé deux autres: la forte aggravation du déficit commercial américain en décembre, qui n'avait plus été aussi élevé depuis 2012, ce qui pourrait avoir pesé sur la croissance au quatrième trimestre, et le recul inattendu de la productivité non agricole sur ce même trimestre.

PAS D'EFFET GREC

Les rebondissements de la crise liée à la dette de la Grèce n'ont pas affecté la tendance eux non plus. Un responsable gouvernemental grec a dit qu'Athènes "ne cédera(it) à aucun chantage" au lendemain de la décision de la Banque centrale européenne (BCE) de priver le secteur financier grec de ses financements.

L'optimisme des investisseurs a été renforcé par l'annonce que le groupe pharmaceutique Pfizer allait acheter Hospira pour environ 15 milliards de dollars (13,1 milliards d'euros) afin de mettre la main sur ses biosimilaires, un type de produits qui devrait représenter à la fin de la décennie environ un quart du marché mondial des médicaments non couverts par un brevet.

Le titre Hospira s'est envolé de 35% à 87,64 dollars, de loin la plus forte progression du S&P-500, tandis que Pfizer, l'un des poids lourds de la cote, a contribué à la hausse de l'indice avec sa progression de 2,86% à 32,99 dollars.

Après la clôture, l'action Twitter progressait de 7,6% à 44,40 dollars après l'annonce d'un quasi-doublement du chiffre d'affaires au quatrième trimestre.

Le titre LinkedIn prenait pour sa part 6,5% à 253,50 dollars en raison d'une progression plus forte que prévu de son chiffre d'affaires trimestriel.

A l'inverse, le fabricant d'accessoires de mode Michael Kors a perdu 2,25% après avoir dit tabler sur un bénéfice inférieur aux attentes pour le trimestre en cours.

L'euro s'est raffermi face aux autres devises, en particulier face au billet vert, à 1,1477 dollar, en raison de rumeurs selon lesquelles la Banque nationale suisse (BNS) intervient sur les marchés pour acheter de l'euro et affaiblir le franc.

L'euro a ainsi atteint 1,06425 franc, soit un plus haut depuis le 15 janvier, date à laquelle la BNS a surpris les marchés en renonçant au cours plancher de la devise suisse face à la monnaie européenne.

Les cambistes jugent en outre que la crise grecque ne devrait pas avoir de graves conséquences à court terme, le risque étant désormais, à leurs yeux, contenu à la Grèce elle seule puisque sa dette n'est plus détenue par des banques étrangères.

Sur le marché obligataire, les Treasuries ont peu évolué, avec un rendement à 10 ans à 1,810%, à la veille des chiffres de l'emploi aux Etats-Unis, qui serviront à affiner les prédictions sur le calendrier de relèvement des taux par la Réserve fédérale.

(Bertrand Boucey pour le service français)

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