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Wall street : Wall street finit en forte hausse avec l'accord européen

Wall street : wall street finit en forte hausse avec l'accord européenWall street : wall street finit en forte hausse avec l'accord européen

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a terminé en forte hausse vendredi, portée, comme les autres places internationales, par l'accord conclu par les dirigeants européens visant à stabiliser les banques de la région, un texte susceptible de lever une part des incertitudes qui plombent les marchés actions depuis des semaines.

L'indice Dow Jones des 30 industrielles a gagné 2,20%, soit 277,83 points, à 12.880,09 points. Le S&P-500, plus large, a pris 33,12 points, soit 2,49%, à 1.362,16 points. Le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 85,56 points (+3,00%) à 2.935,05 points.

Le S&P 500, indice de référence des gérants de fonds, enregistre ainsi sa meilleure performance quotidienne en trois semaines. La hausse de ce vendredi permet de limiter la perte sur le deuxième trimestre à 3,3%. Le Dow a reculé de 2,5% sur la période, le Nasdaq de 5,1%.

Sur le seul mois de juin, le Dow est en hausse de 3,9%, le S&P en progression de 4% et le Nasdaq en progrès de 3,8%. Sur la seule semaine qui vient de se terminer, les trois indices ont gagné respectivement 1,9%, 2% et 1,5%.

Le deuxième trimestre 2012, qui a été caractérisé par un nouveau pic de la crise de la dette provoqué par la Grèce et l'Espagne, a été éprouvant pour tous les actifs financiers considérés comme risqués, actions, pétrole, euro.

A l'issue d'un sommet de deux jours, les dirigeants européens se sont mis d'accord pour pouvoir utiliser les fonds européens de sauvetage afin de stabiliser les marchés obligataires sans mesures d'austérité supplémentaires et pour recapitaliser directement les banques sans accroître les déficits des Etats.

Avant les résultats de ce sommet, les investisseurs s'étaient montré très sceptiques qu'il puisse déboucher sur quoi ce soit.

En plus du coup de pouce apporté par le sommet, les intervenants sur le marché notent que Wall Street a également bénéficié d'ajustements de portefeuilles de fin de trimestre, dont un transfert d'obligations vers les actions, les premières ayant largement surperformé les deuxièmes au cours du mois.

Comme en Europe, les banques ont été à la pointe de la hausse, l'indice sectoriel KBW ayant gagné 2,69%.

Même si les détails de l'accord conclu par les dirigeants européens doivent encore été mis au point, le texte a entraîné un détente sur les actifs qui avaient le plus souffert, avec notamment une forte baisse des rendements espagnol et italien et un bond des cours du pétrole.

L'indice S&P regroupant les valeurs énergétiques a ainsi pris 3,08%.

Les bonnes nouvelles en provenance d'Europe ont relégué au second plan une série d'indicateurs macro-économiques jugés mitigés.

Le moral des ménages américains est ainsi tombé en juin à son plus bas niveau depuis six mois, leur opinion sur l'évolution de la conjoncture économique aux Etats-Unis continuant de se dégrader, montrent les chiffres définitifs de l'enquête Thomson Reuters/Université du Michigan.

Les dépenses de consommation des ménages américains ont par ailleurs stagné en mai pour la première fois en six mois, en raison notamment de la baisse des achats automobiles sur fond de croissance ralentie des revenus.

Le titre Research in Motion a plongé de 19,01% à 7,39 dollars après que le fabricant de Blackberry a fait état jeudi d'une perte d'exploitation plus marquée que prévu, la première en huit ans, annoncé 5.000 suppressions de postes et reporté au début de l'année prochaine la commercialisation de sa nouvelle génération de smartphones.

L'action Nike a plongé de 9,40% à 87,78 dollars après que le groupe a annoncé jeudi un bénéfice trimestriel en baisse, décevant les attentes du marché pour la première fois en plus de deux ans.

Le titre Ford a perdu 4,96% à 9,59 dollars après que le constructeur automobile a été la dernière multinationale en date à mettre en garde contre l'impact du ralentissement européen sur ses performances.

Benoit Van Overstraeten pour le service français

Copyright © 2012 Thomson Reuters

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