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Wall Street : Wall Street finit à nouveau en baisse avec l'Ukraine

Wall Street : Wall Street finit à nouveau en baisse avec l'UkraineWall Street : Wall Street finit à nouveau en baisse avec l'Ukraine

par Angela Moon

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a terminé en très légère baisse une séance volatile vendredi, les craintes d'une nouvelle escalade des tensions entre la Russie et l'Ukraine à mesure que se rapproche le référendum en Crimée ayant pris le pas sur tout autre considération.

L'indice Dow Jones a cédé 0,27%, soit 43,22 points, à 16.065,67. Le S&P-500, plus large, a perdu 5,21 points, soit 0,28%, à 1.841,13. Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 15,02 points (-0,35%) à 4.245,40.

Sur l'ensemble d'une semaine également marquée par les inquiétudes concernant la vigueur de la croissance chinoise, le Dow Jones s'est replié de 2,3%, le S&P 500 de 2,0% et le Nasdaq de 2,1%.

Les deux premiers indices mettent ainsi fin à une série de deux hausses hebdomadaires et le Nasdaq à une suite de cinq.

L'indice de volatilité VIX du CBOE, surnommé "l'indice de la peur", a progressé de 9,56% à 17,77 sur la seule séance de vendredi et de plus de 26% sur la semaine.

A l'avant-veille du référendum en Crimée sur un rattachement à la Russie, et tandis que de nouvelles troupes russes débarquaient dans la presqu'île ukrainienne de la mer Noire, John Kerry et Sergueï Lavrov, chefs de la diplomatie des Etats-Unis et de la Russie, ont eu six heures de discussions vendredi à Londres qualifiées de "directes et sincères" par l'Américain.

Mais sur le fond, les lignes n'ont pas bougé. A Washington, la Maison blanche a jugé "regrettable" que la Russie n'ait pas opté pour une "désescalade" des tensions en Crimée. Vladimir Poutine a réaffirmé pour sa part que le référendum de dimanche était parfaitement conforme au droit international et son ministre des Affaires étrangères a déclaré, à Londres, que la Crimée signifiait plus pour la Russie que les îles Malouines pour la Grande-Bretagne.

En plus des préoccupations géopolitiques, le moral des ménages américains a, contre toute attente, légèrement baissé début mars en raison de la dégradation de leurs perspectives d'avenir, selon premiers résultats de l'enquête mensuelle Thomson Reuters-Université du Michigan.

Autre indicateur du jour : les prix à la production ont reculé en février aux Etats-Unis, tirés à la baisse par les coûts des services, suggérant que les pressions inflationnistes restent contenues.

Du côté des valeurs, le titre General Mills a cédé 2,43% à 49,77 dollars après que le groupe agro-alimentaire a dit que le bénéfice du troisième trimestre serait inférieur au consensus en raison d'une concurrence accrue et d'une hausse des dépenses de marketing sur les yaourts.

L'action General Motors a gagné 0,89% à 34,09 dollars en dépit de la publication d'une étude disant que les autorités américaines avaient comptabilisé 303 décès dus au non-déclenchement des airbags dans 1,6 million de véhicules rappelés par le constructeur en février.

Toujours dans le secteur automobile, l'action Cooper Tire & Rubber a bondi de 6,75% à 24,36 dollars après que le fabricant de pneus a annoncé des chiffres trimestriels supérieurs aux attentes.

En revanche, le titre Aeropostale a plongé de 20,14% à 5,83 dollars à la suite de l'annonce par l'enseigne de prêt à porter pour adolescents d'une cinquième perte trimestrielle d'affilée.

(Benoit Van Overstraeten pour le service français)

Copyright © 2014 Thomson Reuters

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