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Wall street : Wall street est mûre pour plus de volatilité

Wall street : wall street est mûre pour plus de volatilitéWall street : wall street est mûre pour plus de volatilité

par Ryan Vlastelica

NEW YORK (Reuters) - La seule chose dont les investisseurs soient sûrs concernant Wall Street, c'est que la volatilité va durer.

Les intervenants ont le sentiment que la situation n'avance pas sur la question de la crise de la dette souveraine européenne. Ils redoutent aussi une nouvelle récession aux Etats-Unis.

Ces seuls éléments suffisent pour penser que les fluctuations sauvages de Wall Street ces deux dernières semaines risquent de se répéter.

"On est loin d'en avoir fini avec la volatilité; ceci dit, comme a perdu près de 17% en 13 jours, il se peut qu'on remonte", dit Mike Gibbs (Morgan Keegan). "S'il se produit quelque chose de majeur dans la situation européenne, ce sera peut-être le catalyseur qui fera revenir les investisseurs en quête de valeur".

La situation européenne a dicté pour une bonne part l'évolution récente d'un marché boursier qui aura également en point de mire un discours que doit prononcer vendredi le président de la Réserve fédérale Ben Bernanke, dans le cadre des rencontres annuelles de Jackson Hole (Wyoming).

"Bernanke ne peut rien faire qui puisse vraisemblablement aider la Bourse", dit Matt McCormick (Bahl & Gaynor). "Si on décèle d'éventuels problèmes bancaires en Europe avant cela, il se peut qu'il ait préparé quelque chose pour un nouveau tour d'assouplissement quantitatif; mais sans cela, les investisseurs qui espèrent une surprise en août seront sans doute déçus".

Le cabinet Birinyi Associates observe dans une note que même si le marché reste difficile pour le moment, il semble que les actions aient une valorisation attrayante. Constatant que l'indice S&P-500 est 10% en deçà de sa moyenne mobile sur 50 jours, Birinyi écrit que la Bourse n'a jamais été autant survendue depuis mars 2009.

Il note aussi que le rendement de 2,25% du dividende du S&P-500 dépasse celui de la note à 10 ans et signale que c'est seulement la deuxième fois depuis les années 50 que l'action donne un rendement supérieur à celui de l'obligation.

La question européenne risque d'être d'autant plus sur le devant de la scène que la "saison" des résultats américains touche à sa fin. Les résultats ont le plus souvent dépassé les attentes, une raison au moins pour les investisseurs d'espérer.

"Ce que je vois c'est fondamentalement une crise de confiance plus encore qu'économique ou financière à ce stade", affirme Natalie Trunow (Calvert Investment Management). "J'attends toujours une bonne surprise au troisième ou au quatrième trimestre", dit-elle, ajoutant néanmoins que la volatilité risque de s'installer au vu des nouvelles économiques du moment.

La semaine qui vient sera chargée en indicateurs qui, s'ils confirment la récente tendance morose, risquent d'entretenir le courant boursier vendeur. "Il y a un bon seuil de soutien à 1.100 pour le S&P-500 mais si on l'enfonce on risque de dégringoler encore plus", dit Marc Scudillo (EisnerAmper).

Wilfrid Exbrayat pour le service français

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