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Wall Street : Wall Street espère du mieux du côté des petites valeurs

Wall Street : Wall Street espère du mieux du côté des petites valeursWall Street : Wall Street espère du mieux du côté des petites valeurs

par Rodrigo Campos

NEW YORK (Reuters) - Wall Street tremble à l'idée que la forte correction subie par les petites valeurs depuis six semaines se propage à l'ensemble du marché mais quelques signes ont rassuré les investisseurs et laissent espérer que le mouvement touche à sa fin.

Jeudi, alors que les indices Dow Jones et S&P-500 avaient inscrit deux jours plus tôt des clôtures record, le Russell 2000 des petites valeurs a momentanément affiché un recul de plus de 10% par rapport à son pic de mars, ce qui correspond à la définition technique d'une correction boursière.

Cette divergence inhabituelle entre les grands indices et les "small caps" a fait craindre une correction à grande échelle mais Gary Bradshaw, gérant chez Hodges Capital Management à Dallas, refuse de verser dans le pessimisme.

"La croissance des activités des valeurs moyennes reste intacte, et elles continueront de bien se porter", dit-il. "Les grosses capitalisations regorgent de cash et on peut donc prévoir des acquisitions en nombre de small caps", ce qui soutiendra la tendance, affirme-t-il.

ALERTE SUR LES VALORISATIONS

Plus qu'un signal d'alerte sur l'économie ou le reflet d'une aversion soudaine au risque, les investisseurs veulent croire que le courant vendeur sur les petites valeurs est lié à des valorisations excessives.

Après des performances exceptionnelles en 2013, nombre d'entre elles ont en effet pu paraître survalorisées, et la "saison des résultats" qui se termine a confirmé leur fragilité.

Fin 2013, le ratio cours de Bourse/résultat estimé atteignait 24 pour le Russell 2000, contre 15,7 pour le S&P-500. Un tel écart dans les multiples de valorisation n'avait plus été observé depuis au moins 1978, selon les données de Citi.

Le P/E du Russell est aujourd'hui revenu à 21,5 contre 15,3 pour le S&P-500, soit un écart réduit mais toujours substantiel.

Or la dernière période de publication des résultats n'a pas justifié cette prime. Si 25% des composantes du S&P-500 ont manqué le consensus pour leurs résultats au premier trimestre, cela a été le cas de 44% des small et mid-caps, selon StarMine.

"Pour moi, la divergence la plus prononcée réside dans la qualité des résultats", tranche ainsi Brad Lipsig, gérant chez UBS Financial Services.

La peur a aussi joué un rôle. Depuis le mois de février, la correction des compartiments de l'internet et des biotechnologies détourne les investisseurs des valeurs d'hyper-croissance. Les flux vers le fonds indiciel iShares Russell 2000 s'en sont ressentis, ce qui s'est répercuté ensuite sur son sous-jacent.

Le courant est peut-être en train de changer. Mercredi, les données de Lipper ont montré que les entrées de capitaux dans l'IWM avaient atteint leur plus haut niveau depuis quatre ans.

"Si cela se stabilise, on assistera peut-être à un tournant avec un meilleur comportement des small caps", a écrit vendredi Steven DeSanctis, stratège de Bank of America Merrill Lynch pour les petites capitalisations, dans une note à ses clients.

Le Russell 2000 s'est redressé de 0,63% vendredi, limitant son recul à 0,4% sur la semaine, mais il reste sous sa moyenne mobile des 200 dernières séances.

(Véronique Tison pour le service français)

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