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Wall Street : Wall Street dans l'attente du référendum britannique

Wall Street : Wall Street dans l'attente du référendum britanniqueWall Street : Wall Street dans l'attente du référendum britannique

NEW YORK (Reuters) - Wall Street s'apprête à vivre une semaine tendue dans l'attente du référendum britannique sur l'Union européenne, dont l'issue pourrait avoir d'importantes conséquences pour l'économie mondiale et, par ricochet, sur le marché boursier américain.

La séance de vendredi, quand seront connus les résultats de la consultation de la veille, pourrait être la plus chargée de l'année d'autant que les gérants de fonds prendront connaissance ce jour-là de la révision annuelle des indices FTSE Russell.

La Bourse américaine risque de fortement baisser en cas de victoire du Brexit, mais un vote en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l'UE n'entraînera pas forcément d'euphorie compte tenu des inquiétudes sur l'économie américaine.

"On reste dans l'ornière", juge Jeff Morris, responsable des actions américaines chez Standard Life Investments à Boston.

L'avance prise dans les sondages par le camp du "Leave" a pesé sur les marchés d'actions en début de semaine dernière jusqu'à l'annonce, jeudi, de la suspension de la campagne après le meurtre de la député travailliste pro-européenne Jo Cox.

Ce drame a d'ailleurs fait rebondir Wall Street jeudi, dans l'espoir d'un sursaut du "In", mais le marché est reparti à la baisse dès vendredi et le Standard & Poor's-500, l'indice de référence des gérants américains, a cédé 1,2% sur la semaine.

D'un point de vue économique, une sortie du Royaume-Uni de l'UE ne serait pas forcément problématique pour les Etats-Unis, même si un certain nombre de multinationales s'y sont implantées pour en faire un tremplin vers le marché unique.

Mais le Brexit a pris une ampleur particulière dans le contexte d'inquiétudes sur la croissance, explique Eric Wiegand, gérant chez US Bank. "Dans un environnement de croissance faible, même les petits problèmes deviennent plus aigus", dit-il.

Certains investisseurs préfèrent ne pas prendre de risque. "Nous avons réduit notre exposition internationale pour réduire la part de risque dans notre porfeuille global. On verra quand les nuages commenceront à se dissiper", dit Alan Gayle, responsable des allocations d'actifs chez RidgeWorth Investments à Atlanta.

L'indice Vix de la volatilité, considéré comme le baromètre de la peur à Wall Street, a atteint jeudi un pic de quatre mois avant de redescendre en réaction à la suspension temporaire de la campagne au Royaume-Uni.

"Les investisseurs sont plus nombreux à chercher à couvrir leurs risques", constate Stewart Warther, un stratège de BNP Paribas spécialisé dans les dérivés sur actions.

L'arrivée à échéance des options sur le S&P-500 vendredi viendra encore accroître la volatilité, tout comme les ajustements de portefeuille liés à la révision annuelle des indices Russell 2000 et Russell 1000.

Les fonds indexés sur ces indices seront alors tenus de vendre ou d'acheter des titres pour continuer de les répliquer.

Les gérants qui auraient pu être tentés d'anticiper la révision vont préférer attendre le résultat du référendum britannique, estime Chad Dale, responsable de la recherche sur les indices chez ITG à Toronto. "Ce qui aura pour effet de comprimer les ajustements de portefeuille sur la dernière séance (de la semaine)."

(Saqib Iqbal Ahmed, avec Chuck Mikolajczak, Véronique Tison pour le service français)

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