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Wall Street : Wall Street au gré des indicateurs en attendant la Fed

Wall Street : Wall Street au gré des indicateurs en attendant la FedWall Street : Wall Street au gré des indicateurs en attendant la Fed

par Ryan Vlastelica

NEW YORK (Reuters) - Wall Street vient d'enregistrer sa plus mauvaise performance en trois semaines depuis novembre et rien ne dit que la situation va s'améliorer à brève échéance, faute d'éléments de réponse clairs à la question qui obnubile les investisseurs: quand la Réserve fédérale commencera-t-elle à réduire ses achats d'obligations ?

L'incertitude, conjuguée à une baisse probable des volumes à l'approche du long week-end du Labor Day (le lundi 2 septembre sera férié aux Etats-Unis), pourrait favoriser la volatilité au cours des prochains jours.

"Nous sommes prudents pour les prochaines semaines, donc nous prenons nos bénéfices", a dit Michael Mullaney, responsable des investissements de Fiduciary Trust. "Nous ne sommes pas au bord de la récession mais les motifs d'enthousiasme manquent pour les investisseurs et on peut s'attendre à une augmentation de la volatilité."

Très attendu, le compte-rendu de la dernière réunion de la Fed, mercredi, n'a apporté aucun élément nouveau susceptible d'aider les investisseurs à déterminer quand la banque centrale commencera à réduire ses achats d'obligations sur les marchés, dressant au contraire un tableau mitigé des positions exprimées lors des débats.

La persistance de cette incertitude a contribué à favoriser la volatilité, dont l'indice du CBOE, baromètre de l'anxiété des investisseurs, a gagné 16,7% sur les trois dernières semaines.

La Fed, qui réunira les 17 et 18 septembre son comité de politique monétaire, a expliqué que ses décisions dépendraient de l'évolution de la conjoncture américaine, ce qui rend les marchés plus attentifs encore qu'à l'accoutumée aux indicateurs économiques.

Au cours de la semaine à venir, les investisseurs décortiqueront donc entre autres les chiffres des commandes de biens durables (lundi), ceux des prix immobiliers (mardi) et des promesses de vente (mercredi), en attendant la deuxième estimation du produit intérieur brut (PIB) du deuxième trimestre (jeudi).

UNE CROISSANCE FORTE PEUT ÊTRE MAL INTERPRÉTÉE

Les économistes s'attendent à ce que la croissance d'avril-juin soit revue à la hausse, à 2,2% en rythme annualisé contre 1,7% en première estimation. Un chiffre inférieur au consensus serait évidemment mauvais signe pour l'économie mais un chiffre plus élevé qu'attendu pourrait aussi être mal reçu par le marché, expliquent des analystes.

"Si le PIB ressort à plus de 2,5%, cela pourrait être problématique car cela suggérerait que la Fed pourrait réduire plus fortement son soutien qu'attendu jusqu'à présent", dit Bruce Bittles, responsable de la stratégie de Robert W. Baird & Co. "Cela mettrait tout le marché actions en situation périlleuse."

L'indice Standard & Poor's 500 a perdu 2,7% sur les trois dernières semaines, tombant pendant plusieurs séances en dessous de sa moyenne mobile sur 50 jours. Il a fini au-dessus de cette référence technique vendredi mais la faiblesse des volumes pourrait compliquer l'interprétation des signaux techniques.

La moyenne mobile sur 100 jours, à 1.635,81 actuellement, pourrait jouer le rôle de support, estime Douglas DePietro, d'Evercore Partners, ajoutant que le marché évoluerait ainsi dans une marge étroite entre ce support et son plus haut historique de 1.709,67 atteint le 2 août.

Sur la semaine écoulée, le S&P a gagné 0,46% et le Nasdaq Composite 1,53% mais le Dow Jones a perdu 0,47%. Les volumes d'échanges ont figuré parmi les plus bas de l'année, ce qui n'est pas inhabituel à cette période de l'année.

Si les indicateurs économiques dominent de loin l'agenda des prochains jours, les résultats de sociétés n'en sont pas totalement absents: la semaine à venir sera animée entre autres par les comptes trimestriels de Tiffany & Co, Campbell Soup et Salesforce.com.

Les avertissements sur les résultats du troisième trimestre sont inférieurs à leur niveau du deuxième trimestre mais leur nombre augmente, selon les données Thomson Reuters.

Logiquement, les estimations de croissance des bénéfices diminuent: la croissance n'est plus attendue qu'à 5,1% sur un an, contre +8,5% attendu début juillet, et elle se rapproche ainsi du chiffre de 4,8% enregistré au deuxième trimestre.

L'agenda des indicateurs américains

Avec Caroline Valetkevitch; Marc Angrand pour le service français

Copyright © 2013 Thomson Reuters

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