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Wall Street : Wall Street attend la Fed après les annonces de la BCE

Wall Street : Wall Street attend la Fed après les annonces de la BCEWall Street : Wall Street attend la Fed après les annonces de la BCE

par Caroline Valetkevitch

NEW YORK (Reuters) - Wall Street sera sans doute à l'heure de la Réserve fédérale la semaine prochaine, surtout après les importantes annonces faites par la Banque centrale européenne (BCE) jeudi.

Celle-ci a lancé un programme de rachats d'obligations d'Etat qui lui permettra d'injecter des centaines de milliards d'euros dans le système financier de la zone euro pour tenter de relancer le crédit et l'économie.

Ce faisant, elle a permis aux indices de Wall Street d'inscrire des gains hebdomadaires après trois semaines consécutives dans le rouge.

Les différentes dispositions monétaires prises de par le monde pour soutenir l'économie et/ou relancer l'inflation compliquent la tâche de la Fed qui songe elle à relancer un cycle de hausse des taux cette année.

Cette divergence d'orientation des politiques monétaires serait synonyme de forte hausse du dollar, ajoutant un peu plus aux déconvenues subies actuellement par les matières premières, au risque d'alimenter ou de déclencher la déflation.

Malgré cela, on s'attend à ce que la Fed déclare mercredi, à l'issue de deux journées de réunion, que les risques économiques mondiaux ne remettent en cause pour l'heure ni la reprise économique outre-Atlantique ni ses propres projets monétaires.

Quoi qu'il en soit, se faire une idée assez précise du moment où la Fed relèvera les taux est une préoccupation lancinante des investisseurs. La Bourse avait monté lorsque la banque centrale avait dit en décembre qu'elle serait patiente en matière de durcissement monétaire et avait livré un diagnostic économique optimiste.

De l'avis des analystes, la chute des cours pétroliers depuis juin et les craintes de déflation risquent de pousser la Fed à observer le statu quo plus longtemps qu'elle ne l'aurait pensé.

"La Fed à tout à gagner à être patiente. Le problème n'est pas l'inflation mais la déflation, si les cours pétroliers continuent de baisser, il y aura vraiment un problème", a dit Peter Cardillo, économiste en chef de Rockwell Global Capital.

ATTIRANCE POUR LES ACTIONS EUROPEENNES

Les mesures de la BCE ont un autre effet: déplacer des flux de capitaux des Bourses américaines vers les places européennes.

La forte baisse de l'euro, qui a touché un plus bas de 11 ans contre le dollar vendredi, rend les actions européennes meilleur marché, surtout si on les compare à leurs homologues américaines.

Les fonds spécialisés sur les actions européennes ont ainsi accueilli les flux les plus denses en un an dans la semaine précédant les annonces de la BCE, selon des données d'EPFR.

Le fonds indiciel SPDR Europe émergente a gagné 3,7% cette semaine, son gain le plus important depuis septembre.

Les investisseur gardent également un oeil sur les élections en Grèce. Les Grecs se rendent aux urnes ce dimanche pour des législatives historiques qui pourraient signer l'accession au pouvoir du parti de gauche Syriza, lequel promet de revenir sur les mesures d'austérité imposées par les créanciers de la Grèce dans le cadre du plan de sauvetage financier international.

Si tel était le cas, les pressions à la vente s'accumuleraient sur l'euro.

En dépit de tout cela, les données économiques réelles des Etats-Unis plaident en faveur de Wall Street. "Ca ira sans doute mieux pour les actions européennes à court terme mais à moyen terme, la performance boursière sera probablement fonction de celle de l'économie réelle", énonce Rob Waldner, chef stratège d'Invesco.

La semaine prochaine sera enfin chargée en résultats de sociétés trimestriels, 141 sociétés de l'indice S&P-500 devant publier leurs comptes, dont les poids lourds de la high tech Microsoft et Apple.

Avec une croissance des bénéfices projetée à 10,6%, le secteur high tech devrait se distinguer dans une "saison" des résultats au demeurant en demi-teinte.

La prévision de croissance du bénéfice des sociétés du S&P-500, à présent de 3,3%, a été nettement revue à la baisse depuis le début du quatrième trimestre, à la suite d'une vive réduction des projections de résultats des sociétés du compartiment de l'énergie.

(Wilfrid Exbrayat pour le service français)

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