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Wall street : Un espoir d'embellie se dessine enfin

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(CercleFinance.com) - Ce n'est pas encore un rallye haussier mais les acheteurs semblent reprendre la main. Wall Street ne clôture pas au plus haut car les indices US ont reperdu 0,4% au cours de la dernière heure mais les scores demeurent largement positifs avec +0,91% pour le 'S&P' et le Dow Jones et +1,33% pour le Nasdaq (ce qui efface les pertes de vendredi alors qu'il manque 0,05% au 'Dow' pour revenir sur ses niveaux de jeudi, soit 12.050Pts).

Il ne faut pas trop faire la fine bouche car les chiffres US du jour auraient fort bien pu plomber l'ambiance: les dépenses de consommation des ménages américains ont déçu les économistes. Elles ont stagné en mai alors que les revenus augmentaient de +0,3% (le consensus tablait sur respectivement +0,1% et +0,4%) Inflation déduite, la consommation à reculé le mois dernier.

Mais le marché a fini par prendre pour hypothèse un dénouement favorable de la crise grecque d'ici 48H avec le votre des mesures d'austérité par le Parlement, bien que la rue continue de faire pression pour obtenir le rejet du 'diktat' de Bruxelles et du FMI. La proposition française de 'roll-over' partiel et volontaire de la dette grecque aurait le mérite de placer les agences de notations dans l'embarras concernant le diagnostic d'un 'incident de crédit'.

Un excès de sévérité apparaîtrait criticable et difficile à justifier après qu'elles aient pêché par excès de mansuétude dans le dossier des 'subprime'... sauf à donner l'impression qu'elles cherchent à 'tirer un pénalty de compensation' pour rétablir l'équilibre, ce qui n'aurait pas de sens économique puisque la Grèce ne serait plus menacée de défaut avant 2014.

D'autre part, la Maison Blanche manifeste sa volonté de faire sortir les pourparlers sur la dette américaine de l'impasse, après les propos alarmistes de Tim Geithner vendredi (le défaut de paiement menace et les USA ne peuvent plus financer leur croissance à crédit). Barack Obama va mettre tout son poids dans la balance et des voix s'élèvent dans les milieux d'affaire pour critiquer le jusqu'auboutisme idéologique de la frange la plus radicale du parti Républication.

Il tente de séduire l'électorat du 'tea party' pour qui toute politique de redistribution des richesses -ou connotée 'justice sociale'- est à abolir séance tenante.

La politique, c'est l'art du compromis (pour éviter autant que possible d'atteindre le 'point de non retour') et cela implique de mécontenter à un moment ou un autre les 'extrêmes'.

Un rapprochement des points de vue ne pourrait que rassurer Wall Street et c'est probablement ce pressentiment qui a soutenu le secteur bancaire: les leaders du rebond se nommaient Bank of America +3,1%, Capital One, Amex +2,5%, Morgan Stanley +1,5%, Citigroup et JP-Morgan +1%.

Les plus grosses 'technos' ont également redressé la tête, à l'image d' Amazon +4,5%, Sandisk +3,65%, Microsoft +3,6%, Citrix +3,5%, EMC +3,3%, Adobe +3,1%, Sprint +3%, Netapp +2,5%, Applied Materials +2,1%

Côté replis, peu d'écarts significatifs: Garmin -3,7%, Broadcom et Nvidia -2,1%, RIM -1,4%, Gamestop et Motorola -1,3%, Tellabs -0,8%, MEMC -0,5%.

Dernière bonne surprise du jour, le titre Nike a bondi de +4,5% à 85,5$ dès 22H15 (contre 81,6$ en clôture) avecl'annonce d'un profit de 1,24$ par titre (contre 1,16$ anticipé) et 5,77Mds$ de CA (contre 5,5Mds$ attendu).

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