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Wall street : Prudence plutôt que peur pour le moment à wall street

Wall street : prudence plutôt que peur pour le moment à wall streetWall street : prudence plutôt que peur pour le moment à wall street

par Rodrigo Campos

NEW YORK (Reuters) - Wall Street se prépare peut-être à des jours et des semaines difficiles, pour autant les investisseurs n'en sont pas encore à tirer la sonnette d'alarme.

Une statistique de l'emploi de mai décevante vendredi et la fin en vue du deuxième programme d'assouplissement quantitatif (QE2) de la Réserve fédérale sont deux facteurs de la déprime boursière du moment.

Le QE2, démarré en août dernier, avait permis à l'indice S&P-500 de gagner 30% sur une période de huit mois à fin avril. Le S&P-500 a depuis perdu 5% par rapport à son pic du mois dernier. Le marché définit comme correction une baisse de 10% par rapport à un sommet récent.

Cette indice a réalisé sa plus mauvaise semaine depuis la mi-août. C'est aussi sa cinquième semaine de baisse d'affilée.

Pour autant, les gérants de fonds sont plus prudents qu'anxieux. Certains, pourtant, n'excluent pas une rechute dans la récession.

"Les marchés vont être heurtés; il voudront la confirmation que nous nous contentons de traverser un creux et non pas que l'économie dérape", dit Mike Ryan (UBS Financial Services).

L'absence d'indicateurs économiques majeurs ou de résultats de sociétés la semaine prochaine risque aussi de rendre les investisseurs fébriles et dans ce cas-là, ils sont plutôt enclins à vendre.

"Est-ce qu'on peut encore perdre 5%? Je ne vois aucune raison de penser que ce n'est pas possible compte tenu du risque de contagion (de la crise de la dette souveraine) en Europe", dit Natalie Trunow (Calvert Investment Management).

LA MAIN AU PORTEFEUILLE

Toutefois, racheter à chaque fois que le marché baisse, attitude qui a prévalu depuis le début du QE2, pourrait encore se vérifier.

"Le marché passe son temps à se faire à l'idée que la reprise est lente. Nous avons eu un krach et une crise douloureux et c'est avec peine que nous en sortons peu à peu. Ce rétrogradage, et tout nouveau rétrogradage en puissance dans les mois qui viennent, constituent de mon point de vue des occasions attrayantes pour des investisseurs sur le long terme", ajoute Natalie Trunow.

Depuis le début de l'année, la tendance boursière globale reste positive: le Dow affiche un gain de 5%, le S&P et le Nasdaq de 3% environ chacun.

Les données sur les flux de capitaux boursiers confirment peut-être que les investisseurs n'ont pas renoncé aux actions. Les fonds actions suivis par EPFR Global ont enregistré un flux entrant de 1,7 milliard de dollars dans la semaine close mercredi dernier, réparti également entre marchés matures et émergents.

Les trois semaines précédents avaient comptabilisé un flux sortant total de 18 milliards de dollars. Les fonds obligataires ont eux enregistré une entrée nette de quelque 3,5 milliards de dollars, soit la 16e d'affilée de flux entrants.

D'un point de vue technique, Wall Street se montre résistante malgré la vive déception causée par la statistique de l'emploi. L'indice S&P-500 est parvenu à clôturer juste au-dessus de 1.300 vendredi et le plus bas d'avril (un peu moins de 1.295) demeure un soutien fort à court terme.

Néanmoins, si l'on prend en compte la disparition d'une importante source de liquidité pour le marché avec la fin du QE2, c'est bien vers le marché obligataire que l'argent ira sur le court terme, fait valoir Charles Biderman (TrimTabs Investment Research).

"Je ne vois pas d'où viendrait l'argent pour tirer la Bourse à la hausse si l'Etat ne mettait pas la main au portefeuille", dit-il.

Wilfrid Exbrayat pour le service français

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