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Wall Street : Possible rebond à Wall Street du secteur de l'énergie en 2015

Wall Street : Possible rebond à Wall Street du secteur de l'énergie en 2015Wall Street : Possible rebond à Wall Street du secteur de l'énergie en 2015

par Ryan Vlastelica

NEW YORK (Reuters) - 2014 à été une année détestable pour le secteur lié à l'énergie à Wall Street et, même si la première séance boursière de l'année 2015 a connu un nouvel accès de faiblesse du baril de pétrole, les investisseurs commencent à se demander à quel moment le secteur pourrait repartir de l'avant.

Les cours du pétrole brut ont baissé de 42% au quatrième trimestre. On ne connaît pas encore l'impact de cette chute sur les résultats des sociétés mais, à voir les prévisions des analystes financiers, il devrait être significatif.

Selon le consensus Thomson Reuters, les analystes tablent en moyenne sur des résultats du quatrième trimestre en baisse de 19,6%, alors qu'ils les attendaient en hausse de 6,4% le 1er octobre.

Malgré cette tendance, les analystes estiment qu'après la chute brutale des cours de Bourse dans le secteur, certains investisseurs vont commencer à rechercher des achats à bon compte.

"Personne ne sera surpris de voir les profits baisser, ce qui fait que si vous n'êtes pas exposés au secteur, c'est le moment d'y entrer", dit Scott Wren, responsable de la stratégie chez Wells Fargo Advisors, qui était neutre sur le secteur.

"Le marché est prêt à encaisser de mauvaises nouvelles."

Toutefois, les investisseurs n'ont pas fui le secteur dans son ensemble, même pendant la glissade du quatrième trimestre.

Un échantillon de 85 fonds du secteur de l'énergie suivi par Lipper, filiale de Thomson Reuters, montre qu'ils ont bénéficié de cinq semaines consécutives de flux positifs à fin novembre, avec plus de 3,5 milliards de dollars d'entrées nettes.

FUSIONS/ACQUISITIONS EN VUE

Parmi les acheteurs, Michael Matousek, responsable du trading chez U.S. Global Investors à San Antonio au Texas, annonce qu'il augmente son exposition au secteur "car les valeurs y sont tellement bon marché actuellement".

Il note toutefois que l'impact n'a pas été aussi fort sur toutes les valeurs du secteur.

Le producteur de pétrole Denbury Resources et le spécialiste de l'exploration Noble Corp par exemple ont figuré parmi les plus fortes baisses de l'indice S&P 500 l'an dernier, ayant perdu la moitié de leur valeur, tandis que les actions des grandes compagnies pétrolières ont subi des pertes moins lourdes, Exxon Mobil n'ayant cédé que 8,6% en 2014 et Chevron 10,2%.

La compagnie Linn Energy et le fournisseur de baraquements pour les travailleurs du secteur Civeo ont publié de leur côté des avertissements sur leurs résultats la semaine dernière, tous deux ayant évoqué la chute des cours du pétrole et la baisse de la production qui s'en est suivie.

Les investisseurs, face à la baisse des capitalisations et aux craintes de surendettement, pourraient parier sur le rachat des sociétés les plus fragiles par des groupes plus importants. Le secteur de l'énergie a déjà fait l'objet d'une opération de taille, en novembre, avec le rachat par le groupe de services pétroliers Halliburton de son concurrent Baker Hughes pour 35 milliards de dollars (29,17 milliards d'euros).

"On pourrait commencer à assister à des opérations de fusion et acquisition : il serait logique de voir les plus gros acteurs commencer à avaler les plus petits", dit Michael Matousek. "Ils ont de la trésorerie en abondance et peuvent l'utiliser pour croître s'ils n'ont pas de croissance organique."

Si les valeurs liées à l'énergie sont vues comme l'une des belles occasions du marché cette année, cela ne va pas sans risque. La surabondance de pétrole sur le marché, qui a entraîné la glissade des cours, ne semble pas devoir se stabiliser.

"Certains segments ont assez baissé", estime Joshua Brown, responsable de l'investissement chez Fusion Analytics à New York. "C'est probablement le cas des grandes compagnies à dividende élevé. Mais les plus petites sociétés ? Celles-là n'ont pas fini de souffrir."

(Juliette Rouillon pour le service français)

Copyright © 2015 Thomson Reuters

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