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Wall Street : Le rapport sur l'emploi pourrait mettre Wall Street à l'épreuve

Wall Street : Le rapport sur l'emploi pourrait mettre Wall Street à l'épreuveWall Street : Le rapport sur l'emploi pourrait mettre Wall Street à l'épreuve

par Ryan Vlastelica

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a été calme la semaine dernière -- trop calme.

Les grands indices boursiers américains ont récemment évolué à l'intérieur d'une marge étroite, la volatilité et les volumes de transactions s'étant taris avec la fin de la saison des résultats et les déclarations sans surprise de la présidente de la Réserve fédérale, Janet Yellen, devant le Congrès.

Dans des marchés à des niveaux records, les valorisations paraissent élevées et le marché pourrait être vulnérable aux indicateurs économiques qui doivent être publiés cette semaine.

Si l'un d'entre eux -- notamment le rapport sur l'emploi -- prolonge la liste de données décevantes publiées récemment sur l'économie américaine, cela pourrait provoquer un choc et faire sortir les indices par le bas de leur marge de fluctuation.

Les économistes tablent sur l'annonce de la création d'environ 238.000 emplois en février lors de la publication du rapport sur l'emploi non-agricole qui sera publié vendredi, en retrait par rapport aux 257.000 créés en janvier. L'activité dans les secteurs manufacturier et des services sera également annoncée, ainsi que le rapport sur les commandes à l'industrie.

"Les indicateurs économiques seront l'élément clé de la tendance sur les marchés dans le mois à venir et le plus important d'entre eux sera le rapport sur l'emploi", dit Jim McDonald, responsable de la stratégie chez Northern Trust Asset Management. "Pour le moment, on continue à constater une tendance au scepticisme quant aux perspectives du marché."

Les derniers indicateurs ont reflété une dégradation de la conjoncture. La croissance américaine a ralenti plus que prévu au quatrième trimestre et l'indice du sentiment du consommateur de l'Université du Michigan a reflué en février, après avoir atteint un sommet de 11 ans.

VALORISATIONS TENDUES

Parallèlement, le S&P-500 n'a pas connu de correction de 10% depuis mi-2012 et les niveaux de valorisation semblent tendus.

Le ratio PER (cours/résultats) du S&P-500 est à 17,4 points, au-dessus de sa moyenne historique de 14,8. Sur la base des résultats attendus sur les 12 mois à venir, la plupart des secteurs du S&P paraissent chers, le PER du secteur financier étant le seul à être inférieur à sa moyenne historique.

Sur le plan de l'activité, seules 6,26 milliards d'actions ont été échangées en moyenne sur la totalité des plate-formes de transactions aux Etats-Unis au cours des cinq dernières séances, selon les données de BATS, soit presque 8% de moins que la moyenne mensuelle qui est à 6,8 milliards de titres.

De même, la marge de fluctuation du S&P était vendredi à son niveau le plus faible depuis la veille de Noël et sa variation hebdomadaire à son plus bas depuis la semaine de Thanksgiving.

En dépit de la faiblesse des volumes, le Dow Jones, et l'indice Russell 2000 des valeurs moyennes ont tous deux atteint des records cette semaine. L'indice de volatilité, qui reflète l'inquiétude des investisseurs, est tombé vendredi de 2% à 13,61 points, sous sa moyenne historique de 20. La volatilité du Russell est aussi tombé sous sa moyenne historique, en baisse de 1,2% vendredi, à 16,06 points.

"Si rien ne bouge, les investisseurs pourraient tout simplement continuer sur la tendance haussière, mais le pic du Russell, avec une volatilité au plus bas, suggère que la situation pourrait vraiment se retourner en cas de mauvaise nouvelle", dit Michael Matousek, chez U.S. Global Investors.

Certaines valeurs, qui ont connu les plus fortes hausses, seraient les plus vulnérables à un éventuel retournement.

L'indice de Biotech a progressé pendant trois semaines d'affilée, de près de 7% sur la période. Les petites valeurs pourraient également être mûres pour des prises de profits après une hausse du S&P 600 pour la quatrième semaine d'affilée, avec un gain de 6,4% sur la période.

"Le marché n'est plus bon marché", souligne Nick Sargen, économiste en chef chez Fort Washington Investment Advisor. "Je ne crains pas de voir une chute de 20% des cours mais j'attends toujours un signe clair d'accélération de l'économie. Tant que je n'aurai pas ce signal, je tempérerai mon enthousiasme."

(Juliette Rouillon pour le service français)

Copyright © 2015 Thomson Reuters

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