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Wall street : La semaine dominée par les résultats et bernanke à wall street

Wall street : la semaine dominée par les résultats et bernanke à wall streetWall street : la semaine dominée par les résultats et bernanke à wall street

par Edward Krudy

NEW YORK (Reuters) - La semaine à Wall Street sera à nouveau largement dominée par l'actualité des résultats des sociétés pour le premier trimestre et par la conférence de presse du président de la Réserve fédérale Ben Bernanke, alors que certains investisseurs s'interrogent sur la hausse de la Bourse.

Les résultats spectaculaires d'Apple et les bons comptes d'autres grands groupes américains ont permis aux marchés boursiers de terminer en hausse une semaine réduite à quatre jours. Les marchés étaient fermés pour le Vendredi Saint.

L'indice Dow Jones a fini jeudi à son plus haut de l'année et à son meilleur niveau de clôture depuis le 5 juin 2008. Pour la semaine, le Dow et le Standard & Poor's 500, référence des gérants de fonds, ont chacun progressé de 1,3%. L'indice composite du Nasdaq a gagné 2%.

Cette semaine, 180 sociétés de l'indice S&P 500 doivent publier leurs résultats dont Microsoft, PepsiCo et Coca-Cola, pas très en cours ces derniers temps.

Les trois quarts des sociétés ayant déjà publié leurs comptes ont affiché des résultats supérieurs aux attentes.

"Alors que les estimations du PIB sont abaissées semaine après semaine, les sociétés maintiennent une croissance de leurs chiffres d'affaires plutôt solide avec des marges intactes", commente Jerome Heppelmann, responsable des investissements chez Old Mutual Focused Fund.

"Si ces Coca, Pepsi et autres noms de la consommation internationale affichent de bons résultats, cela va donner à penser que les marchés d'actions peuvent surmonter une grande partie des problèmes domestiques", renchérit Nick Kalivas, analyste chez MF Global à Chicago.

S'INTÉRESSER AUX "ENNUYEUSES"

Les investisseurs suivront avec d'autant plus d'attention la conférence de presse de Ben Bernanke mercredi qui suivra la réunion de politique monétaire de la banque centrale. Le président de la Fed devra s'expliquer sur les perspectives de la politique monétaire alors que la politique accommodante dite d'assouplissement quantitatif (QE2) liée à la crise financière devrait prendre fin en juin.

Durant la semaine écoulée, les investisseurs se sont portés sur des technologiques déjà plutôt chères comme Apple et VMware. Certaines valorisations peuvent laisser perplexes: Saleforce.com, spécialisée dans le cloud computing, est valorisée près de 300 fois ses résultats.

Les valeurs de l'indice S&P sont en moyenne valorisées un peu plus de 16 fois leurs résultats, selon les données de StarMine (Thomson Reuters).

Pour des investisseurs comme Whitney Tilson, gérant de fonds spéculatifs chez T2 Partners à New York, il y a des occasions à saisir chez les grands noms mal aimés sur lesquels il se concentre.

"A un moment où tout le monde s'amourache des chouchous de la croissance élevée et des matières premières, c'est précisément le moment de chercher à jouer défensif et de détenir des sociétés ennuyeuses dont nous pensons qu'elles ont un potentiel de croissance", explique-t-il.

Une des sociétés les moins aimées à publier ses résultats la semaine prochaine est Microsoft. Le numéro un mondial de logiciels est mal vu pour sa croissance lente. Cela se reflète dans sa valorisation qui n'est que de 11 fois ses résultats.

"Apple est une affaire fabuleuse, mais je ne fais que souligner qu'on peut détenir une meilleure affaire, même si elle n'affiche pas une croissance aussi rapide, mais une jolie croissance tout de même, pour un prix moitié moindre en terme de ratio cours/bénéfices", commente Whitney Tilson.

Selon une école de pensée, la politique QE2 de la Fed a été à l'origine de la hausse des actions et des matières premières.

"Que va-t-il se passer quand le QE2 prendra fin et que le gouvernement commencera à retirer une partie de la liquidité ?" s'interroge Whitney Tilson. "Quelle part de cela n'est qu'artifice, (...) stimulus lié à la planche à billet ? Quelle part est véritable ? Je ne sais pas mais je suis inquiet."

Danielle Rouquié pour le service français

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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