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Wall street : La fed ne rassure pas, sait-elle où elle va ?

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(CercleFinance.com) - C'est assez rare pour être souligné: contrairement à la séance de mardi où les indices US avaient enregistré des disparités de performances d'une ampleur exceptionnelle, cette journée de mercredi s'est conclue sur des scores aussi identiques que possibles sur les 3 principaux indices que sont le 'S&P' (-0,65%), le Dow Jones (-0,66%) et le Nasdaq (-0,67%).

Le communiqué final de la FED -pourtant conforme aux attentes- a plongé Wall Street dans des abîmes de perplexité.

Ben Bernanke revoit comme prévu à la baisse les perspectives de croissance en 2011, il repète que le ralentissement économique ('soft parch') n'est que temporaire et que l'activité économique devrait réaccélérer au cours du second semestre qui débute dans 8 jours.

Il reconnait cependant que certains facteurs qui freinent l'économie (il doit faire allusion à l'immobilier) s'inscrivent dans la durée et ne vont pas disparaître dans un avenir prévisible. Il n'a donné aucune indication supplémentaire sur les orientations de la politique monétaire de la FED (le 'message' est identique à celui de la précédente réunion) et il n'éclaire pas les marchés sur la question du refinancement de la dette américaine après l'achèvement du 'QE-E' dans tout juste une semaine. Qui va se substituer à la FED lors des prochaines émissions du Trésor ? Ben Bernanke botte en touche et préfère attirer l'attention des opérateurs sur les 'enjeux considérables' induits par la crise grecque.

Comme si les 120MdsE dont la Grèce aurait besoin d'ici 2014 était un problème aussi crucial que les 120Mds$ dont les Etats Unis ont besoin... chaque mois, d'ici 2014 (sur la base des projections de déficit fédéral actuelles).

Toujours la paille grecque dans l'oeil de la BCE qui occulte la poutre dans l'oeil du patron de la FED. Confrontés au risque de difficulté de refinancement de la dette américaine, les économistes des principaux acteurs de Wall Street (les banques 'systémiques' pour être plus précis) estiment que les acheteurs étrangers devraient se montrer plus présents ces prochains mois.

Ils devraient renir compte du fait que les pressions inflationnistes restent contenues (risque d'érosion monétaire limité) et miser sur un redressement progressif de la croissance.

C'est un voeux pieux selon nombre de conjoncturistes qui ont travaillé sur les chiffres publiés depuis l'entame du second trimestre 2011 et c'est un pari d'autant plus audacieux que les Etats Unis ne vont pas pouvoir repousser éternellement l'apurement de leurs déficits via une politique d'austérité comprenant des hausses d'impôts et des coupes claires dans les dépenses fédérales. Sans se montrer excessivement inquiet, un doute a traversé les esprits mercerdi soir

Adobe -6,3%, Monster -3,8%, JC Penney -2,7%, Juniper -2,4%, Sprint -2,3%, AMD -2,2%, E-Trade -2,1%, Netflix -2%, Oracle -1,45%, Google -1,25%, Intel -1,2%. A noter également la chute de -2,5% de Boeing, nettement distancé par Airbus dans les prises de commandes au salon du Bourget (où l'A320-Néo fait un véritable carton... qui laisse le 'Dreamliner' de Boeing K-O sur le tarmac !

Côté hausses, Vertex Pharma prenait +3%, Liberty Media et F5-Network +1,7%, Starbucks +1,5% et Seagate +1,3%... la liste est assez courte et les écarts peu spectaculaires.

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