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Wall Street : L'incertitude italienne a plombé Wall Street

Wall Street : Wall Street termine en forte baisseWall Street : Wall Street termine en forte baisse

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a terminé en baisse lundi, et l'indice S&P-500 a subi sa plus forte perte depuis le 7 novembre, en raison des craintes de voir un Parlement divisé en Italie à l'issue des élections législatives, avec toutes les conséquences négatives supposées sur les réformes locales et sur la stabilité de la zone euro.

La coalition de centre gauche emmenée par Pier Luigi Bersani dispose d'une nette avance à la Chambre des députés mais l'incertitude demeure pour le contrôle du Sénat à l'issue des élections législatives de dimanche et lundi en Italie.

Le marché, qui avait pourtant bien démarré la séance, espérait une victoire de centre-gauche car cela était synonyme de stabilité dans le remboursement de la dette, a dit Art Hogan (Lazard Capital Markets).

"S'il y a quelque chose dont on ne veut pas entendre parler c'est de craindre à nouveau une fracture de la zone euro".

"Le plus probable c'est une deuxième élection; c'est du retard simplement mais à la marge c'est négatif", a déclaré Tim Ghriskey (Solaris Group).

Le Dow Jones a perdu 216,40 points (1,55%) à 13.784,17. Le S&P-500 a cédé 27,75 points (1,83%) à 1.487,85. Le Nasdaq Composite a lâché 45,57 points (1,44%) à 3.116,25.

Témoin de l'anxiété des participants, l'indice de volatilité VIX du CBOE, dit encore indice de la peur, a bondi de plus de 34%.

La Bourse, qui avait calé la semaine dernière après sept semaines dans le vert d'affilée, risque encore d'être mise à l'épreuve en fin de semaine si démocrates et républicains ne parviennent pas à un compromis budgétaire d'ici vendredi.

Ce jour-là doivent se déclencher des coupes budgétaires dont on pense - et la Maison Blanchen en premier - qu'elles auront des effets sérieux sur l'économie et la croissance.

Au plan des résultats, 83% des sociétés du S&P-500 ont publié et 69% ont battu le consensus contre une moyenne de 62% depuis 1994 et de 65% au cours des quatre derniers trimestres, selon des données de Thomson Reuters.

Toujours d'après ces dernières, les bénéfices trimestriels ont augmenté de 6% au lieu de 1,9% anticipé au début de la "saison" des résultats.

Aux valeurs, Barnes & Noble a bondi de 11,5%, son président Leonard Riggio ayant proposé de racheter le réseau de librairies de l'éditeur.

Le Nasdaq a été soutenu un temps par Amgen qui a gagné 3,1%, profitant des déconvenues d'Affymax, qui a dû rappeler l'Omontyx, son seul médicament et concurrent direct de son Epogen, un traitement de l'anémie. Affymax a dégringolé de plus de 85%.

Rodrigo Campos et Chuck Mikolajczak, Wilfrid Exbrayat pour le service français

Copyright © 2013 Thomson Reuters

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