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Wall street : Euphorisé par l'emploi puis stagne pendant 6h !

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(CercleFinance.com) - Quelle fête ! Quelle entame d'année 2012 tonitruante... à l'opposé de ce que prévoyaient les plus grands stratèges des banques d'affaires US. Wall Street se retrouve au firmament: les investisseurs se comportent soudain comme s'il n'y a plus un seul nuage à l'horizon et une croissance digne des années 1998/2000 en perspective (meilleure entame d'année depuis 14 ans pour les indices US). Les stupéfiants chiffres de l'emploi propulsent le Nasdaq (+1,61%) au-dessus des 2.900Pts pour la 1ère fois depuis 11 ans et 2 mois (clôture à 2.905Pts, soit +3,33% hebdo et +11,5% en 5 semaines). Le 'S&P500' (+1,45% à 1.345Pts) retrace son zénith de mai 2011, le Dow Jones (+1,23%) le surpasse à 12.862Pts (pour un gain de +1,7% hebdo).

Le message implicite est le suivant: la crise de 2011 engendre une situation plus prometteuse qu'avant le basculement de l'été 2011. Difficile de comprendre en quoi la conjoncture s'est améliorée mais les marchés sont euphorisés par la promesse de la FED d'un argent gratuit en quantité illimitée jusqu'à fin 2014.

indices sont maintenant revenus au plus haut depuis le printemps 2008, voir mi-décembre 2000 pour le Nasdaq: les acheteurs aurait dû saisir cette occasion pour arracher le 'S&P' et le Dow Jones bien au-delà des sommets de l'été 2011 mais de façon assez curieuse, les jeux étaient faits dès la première demi-heure et les indices US se sont ensuite contentés d'effectuer pendant 6 heures une suite de mouvements browniens au sein d'un corridor de fluctuations n'excédant pas les 0,3% d'amplitude (et 0,2% seulement pour le Nasdaq au cours des 5 dernières heures).

Les opérateurs ont totalement occulté le fait que les négociations sur le sauvetage de la Grèce avaient échoué une fois de plus et que même la réunion de l'Eurogroupe avait été annulée: les rumeurs de faillite (entraînant dans ce cas l'exercice des CDS) n'ont même pas été prises en considération.

Mais les marchés ne sentent plus de joie les bons chiffres de l'emploi (+243.000 nouveaux postes crées, le double de l'estimation basse du marché, la borne haute étant située à 150.000). Beaucoup de jobs à mi-temps sont apparus en janvier (cette prolifération est assez inhabituelle en début d'année) et les causes restent à élucider.

En ce qui concerne la baisse de 0,2% du chômage, le toilettage des 'listings' de 'sans emplois' et le retraitement statistique des chiffres de la 'population active' permettent d'orchestrer une embellie artificielle là où il n'y a que stabilisation du marché du travail.

Le taux de chômeurs à temps plein et temps partiel n'a pas varié, pas plus que le nombre d'heures hébdomadaires travaillées, et les revenus -primes comprises- n'ont augmenté que de +0,2%. La encore, il s'agit d'une 'reprise' pour le moins atypique car d'ordinaire, les 'heures sup'' progressent (et les revenus des salariés dans les mêmes prportions), puis vient le recours à l'intérim et enfin les embauches à temps partiel (la clé des bons chiffres de janvier).

Parmi les locomotives de la séance de vendredi, on remarquait les valeurs bancaires (Bank of America a explosé de +5%,malgré les rumeurs alarmantes en provenance de Grèce qui se confirment ce week-end) puis des cycliques comme Alcoa et Caterpillar (+3,2%), Hewlett Parcard (+2%) puis les 2 géants pétroliers -Chevron et Exxon- ont bondi de +1,7%. Au sein du Nasdaq, Expedia et Amazon ont pris +3,3%, Akamai +4% et Sears +6%.

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