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Wall Street : De la volatilité en perspective à Wall Street

Wall Street : De la volatilité en perspective à Wall StreetWall Street : De la volatilité en perspective à Wall Street

par Angela Moon

NEW YORK (Reuters) - Si Wall Street commence à se faire à l'idée que la Réserve fédérale ne pourra pas éternellement soutenir l'économie par de massifs rachats d'actifs, elle n'en risque pas moins de subir encore de l'instabilité cette semaine en raison de la publication de la statistique de l'emploi vendredi.

Les volumes seront sans doute réduits dans la mesure où la Bourse n'aura qu'une demi-séance mercredi et sera fermée jeudi pour fêter l'indépendance.

"La statistique de l'emploi est habituellement source de plus de volatilité mais ça n'arrive vraiment pas souvent de voir les inscriptions au chômage et la statistique de l'emploi publiées le même jour durant une semaine écourtée. Ça va causer beaucoup de volatilité, c'est sûr", dit Randy Frederick (Charles Schwab).

"Il y aura sans doute plus d'activité d'arbitrage la semaine prochaine et peut-être des fluctuations plus marquées, parce qu'on essaiera d'ajuster les positions sur les options avant un jour férié, suivi le lendemain du chiffre de l'emploi", commente JJ Kinahan (TD Ameritrade).

Le marché attend 166.000 créations d'emplois en juin et un taux de passage qui passerait de 7,6% en mai à 7,5%.

D'autres indicateurs seront attendus dans la semaine et non des moindres, tels les indices PMI manufacturiers (lundi) et des services (mercredi). La semaine verra également les réunions de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE), de la Banque d'Angleterre, de la Banque de Réserve d'Australie et de la Riksbank suédoise.

L'indice S&P-500 a réalisé son meilleur premier semestre depuis 1998, avec un gain de plus de 13% sur cette période, grâce surtout à l'effet dopant des mesures d'assouplissement quantitatif de la Fed.

"Je pense que le marché est justement valorisé et nous serions donc surpris d'avoir le même type de rally qu'au premier semestre mais ça n'a rien de catastrophique; aucun risque de dégringoler non plus", commente Steven Baffico (Four Wood Capital partners).

Le S&P a gagné 2,3% sur le trimestre mais sur le mois, il a cédé 1,5%, en raison essentiellement des craintes de voir la Fed cesser prématurément ses mesures de soutien à l'économie.

Une enquête Reuters auprès de 53 investisseurs des Etats-Unis, d'Europe et du Japon a montré que les fonds avaient déjà ramené en juin leurs avoirs en actions à un plus bas de neuf mois, en raison de la volatilité de la Bourse, au profit des avoirs en liquidités.

La Bourse a cédé à la panique lorsque le président de la Fed Ben Bernanke a dit la semaine passée que la banque centrale pourrait commencer à revoir à la baisse son programme de rachats d'actifs dans le courant de cette année avant d'y mettre un terme vers la mi-2014.

Depuis lors, plusieurs responsables de l'institut d'émission se sont efforcés de la rassurer, en affirmant qu'il n'était pas question d'en finir sur le champ.

"Je pense que les ventes dans la panique dues à la Fed sont pratiquement du passé. A présent ils (les responsables de la Fed) se manifestent pour dire en choeur que rien n'a changé et qu'une modération du programme pourrait intervenir en automne en fonction des statistiques", commente Randy Frederick.

"A mon avis, le marché y croit à présent".

Wilfrid Exbrayat pour le service français

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