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Wall Street : A Wall Street, la chasse aux bonnes affaires commence

Wall Street : A Wall Street, la chasse aux bonnes affaires commenceWall Street : A Wall Street, la chasse aux bonnes affaires commence

par Rodrigo Campos et Jonathan Spicer

NEW YORK (Reuters) - Entre les craintes liées à la crise de la dette en zone euro et la question du "mur budgétaire" américain, les investisseurs ont privilégié les rendements sûrs au détriment des marchés d'actions, en témoigne l'enchaînement de contre-performances signées depuis quelques semaines par les indices boursiers.

Le léger sursaut affiché vendredi après l'organisation d'une réunion entre représentants de la Maison blanche et du Congrès est venu montrer que les opérateurs sont à l'affût de la moindre information positive pour revenir sur les marchés d'actions, investir à bon compte et surtout éviter de rater le train du rebond.

La hausse enregistrée lors de la dernière séance de la semaine dernière n'a toutefois pas suffi pour effacer les pertes enregistrées depuis lundi dernier. Sur une semaine, le Dow Jones a perdu 1,8%, comme le Nasdaq, tandis que le S&P 500 a reculé de 1,5%. Depuis la réélection de Barack Obama, l'indice préféré des gérants de fonds a perdu 5%.

Pour certains observateurs, le repli des marchés d'actions témoigne d'une réaction excessive des investisseurs aux craintes liées au "mur budgétaire" et le rebond n'est plus très loin, peut-être dès les prochaines séances.

La semaine boursière sera toutefois tronquée en raison de la célébration aux Etats-Unis de la fête de Thanksgiving. Les marchés seront fermés jeudi et la séance sera écourtée vendredi.

"Ce n'est pas très sensé de se réveiller un matin et de réaliser soudainement qu'on est au lendemain de l'élection et qu'il y a ce mur budgétaire", souligne Krishna Kumar, partenaire du hedge fund Goose Hollow Alpha Advisors.

Il n'y a pas si longtemps encore, la trajectoire empruntée par le S&P le mettait en passe de réaliser sa deuxième meilleure année en dix ans, affichant une performance annuelle de quelque 17%. Cette hausse a depuis été réduite de plus de moitié.

Depuis le retournement des marchés, les titres les plus vendus sont les valeurs vedettes de l'année 2012. Apple a perdu 25% par rapport à son plus haut annuel, tandis que General Electric a rétrocédé 14% et que Google a perdu 16%.

Selon des statistiques compilées par Bespoke Investment Group, les titres qui affichaient les dix meilleurs performances au cours du mois qui a précédé la réélection de Barack Obama sont aujourd'hui en queue de peloton.

"Je pense qu'il y a là d'excellentes opportunités pour des investissements de long terme à ces niveaux", estime Krishna Kumar.

ESPOIRS DE REBOND

La question du "mur budgétaire" rappelle celle du relèvement du plafond d'endettement à l'été 2011. A cette époque déjà, le président américain dû affronter la fronde des républicains, majoritaires au Congrès, qui exigeaient des contreparties au relèvement du plafond d'endettement américain.

La longueur des négociations a fini par avoir raison de la patience des agences de notation jusqu'à ce que l'agence de notation Standard & Poor's se décide à abaisser la note de crédit des Etats-Unis.

En fin de compte, le relèvement du plafond de l'endettement américain a été autorisé par le Congrès et la question des décisions budgétaires à prendre sur le long terme reportée au 1er janvier 2013.

Stable en septembre 2011, le S&P 500 a fini l'année dernière à un rythme effréné, enregistrant une hausse de 31% entre ses plus bas d'octobre et le 31 décembre.

Le blocage redouté à Washington et la crainte d'une catastrophe budgétaire faute d'accord ont certes fait les gros titres, mais l'ouverture de négociations offre une marge de progression aux indices boursiers. Les responsables républicains et démocrates ont promis qu'ils poursuivraient leurs discussions au cours de la fête de Thanksgiving.

"Le débat sur la résolution (de la question du mur budgétaire) pourrait être bien plus productif que beaucoup ne l'admettent", dit Brad Lipsig, gestionnaire en chef de portefeuille chez Financial Services.

"Les Etats-Unis ont un grave surendettement et des décisions majeures sur le redressement pourraient en fin de compte être perçues comme des vecteurs de croissance futures", estime-t-il.

Nicolas Delame pour le service français

Copyright © 2012 Thomson Reuters

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