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Wall street : -5% en 48h, des inquiétudes, aucune visibilité

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(CercleFinance.com) - Wall Street clôture au plus bas du jour: la tentative de rebond de la mi-séance a fait 'long feu' et le Dow Jones chute de -2,54% (-300Pts) à 11.658Pts.

Si le bilan annuel demeure positif (d'un modeste +0,7%) pour les 30 'industrielles', ce n'est désormais plus le cas pour le Nasdaq qui plonge de -2,9% (à 2.622Pts) et affiche -1,8% depuis le 1er janvier.

Le 'S&P' qui lâche -2,8% à 1.218Pts (avec 95% de titres en repli) est maintenant en repli de -3,15% sur l'année 2011: l'entame de la semaine se solde donc par une perte cumulée de -5,45% qui efface la totalité des gains acumulés depuis le 25 octobre dernier.

Wall Street a de nouveau fortement décalé -à la baisse- au cours des 5 dernières minutes alors que les opérateurs apprenaient par une dépêche qu'à l'issue d'un conseil des ministres extraordinaire, Georges Papandreou confirmait son projet de referendum et espérait toujours obtenir un vote de confiance du Parlement grec.

Un pari hautement risqué qui a été jugé avec une sévérité extrême par les marchés car la 'majorité' dont il estime disposer pourrait déjà ne plus exister. Selon les dernières rumeurs en provenance d'Athène, au moins 3 députés de la coalition au pouvoir pourraient faire défection d'ici vendredi (vote de confiance): au lieu de 153 voix, le 1er Ministre grec ne disposerait plus que de 150 voix sur 300, soit une marge de manoeuvre absolument nulle.

Face au risque de voir la Grèce privé de gouvernement d'ici 72H, ce qui déboucherait presque mécaniquement sur une faillite (échec des accords de Bruxelles, risque de contagion de la crise de la dette à l'Italie).

Il est à peu près certain que le FMI, Merkel, Sarkozy tenteront de dissuader Mr Papandreou de mener à bien son projet de referendum mais le communiqué publié ce soir démontre qu'il n'a pas l'intention de faire machine arrière et assume par avance les règles du jeu démocratique qui peuvent le mener à une démission à la veille du 'G-20' (ce qui serait un cadeau d'adieu dont les participants au sommet de Cannes se passeraient volntiers).

Wall Street tente de prendre la mesure des incertitudes immenses qui pèsent sur la zone Euro et cela se traduit par une envolée du VIX de +18% à 35,25 (contre un score de 25 48H auparavant).

Les risques pour la cohésion de la zone Euro et la croissance mondiale sont bien réels selon Fitch. Par ailleurs la faillite de la Grèce serait un indiscutable 'évènement de crédit' pour l'ensemble des agences de notation, ce qui entraînerait le déclenchement automatique des CDS).

Ce serait la pire des hypothèses pour le secteur bancaire, déjà assommé la veille par la faillite de MF-Global: les dégagements ont été massisfs sur JP-Morgan -5,9%, Bank of America -6,3%, First Horizon -6,6%, Citigroup -7,7%, Morgan Stanley -8%, Jefferies -9,4%.

Les valeurs dites de croissance ont également plongé pour la seconde sééance consécutive, à l'image de Microsoft -2,7%, Oracle -3,3%, Dell -4,25%, Broadcom et RIM -4,4%, NewsCorp -4,75%, Nvidia -5%, Micron -5,35%, First Solar -6%, E-Trade -8%, AMD -9,1%.

Seul rescapé au sein du Nasdaq-100, ce fut le titre Expedia avec +4,2%, l'exception qu confirme la règle.

Comble de malchance, des lourds nuages planent sur l'industrie automobile: General Motors dérape de -9,7% sur l'annonce de ventes décevantes, Ford perdait -5,15% dans son sillage.

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