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VTC : La nouvelle ruée vers l'or?

Après Apple, GM et Daimler, Toyota et Volkswagen investissent eux aussi dans les VTC.Après Apple, GM et Daimler, Toyota et Volkswagen investissent eux aussi dans les VTC.

(Tradingsat.com) - En moins de 15 jours, 3 acteurs majeurs de l’économie mondiale ont décidé d’investir massivement dans le secteur des VTC. Va-t-on assister à une frénésie d’investissement dans le domaine ces prochaines années ? Eléments de réponse.

Quand la première puissance économique privée du monde fait un pas dans une direction, l’électrochoc peut être de nature à changer la donne radicalement pour tout un secteur d’activité.

C’est pour cela que la décision d’Apple il y a 12 jours d’investir 1 milliard de dollars dans Didi Chuxing, concurrent chinois d’Uber, prend tout son sens et force la concurrence à réagir.

La riposte du secteur automobile

Cela n’a pas tardé. En moins de 24h cette fois, ce sont les deux plus gros constructeurs automobiles du monde qui ont eux aussi décidé d’ouvrir leur portefeuille, et d’investir dans le même secteur.

Volkswagen va investir 300 millions d’euros dans Gett, une start-up israélienne du VTC. Start-Up en croissance exponentielle, vu qu’on la valorise entre 500 millions et 2 milliards de dollars !

Créer une activité de "Mobilité intégrée"

De plus, l’entreprise n’a rien d’une "Licorne" a la structure financière obscure, puisque Gett est présent dans 50 villes d’Israël, et est même bénéficiaire dans certaines d’entre elles. Avec sa valorisation finale, elle pourrait même à terme être la société la plus rentable de tout le secteur !

L’objectif que semble s’être fixé Volkswagen est de se créer rapidement, et avec la structure la plus solide, tout un pôle d’activités de "mobilité intégrée", réunissant le VTC, mais aussi la recherche en systèmes d’aide active à la conduite, de voiture autonome, d’auto connectée, ainsi que toutes les activités d’avenir.

Toyota entre en scène

Objectif : devenir en moins de 10 ans le leader mondial de la fourniture des "systèmes de mobilité". Une dénomination qui en elle-même veut tout dire sur les intentions du géant allemand. Et aussi un axe de développement tout neuf, de nature à tourner la page du scandale des tricheries aux émissions…

Mais la réaction ne s’est pas faite attendre. Toyota, numéro 1 mondial de l’automobile a également dégainé, et a annoncé ni plus ni moins que l’alliance parfaite : un accord avec le supergéant incontesté du VTC, Uber.

Coopération industrielle et technologique

Une union qui en plus va prendre un aspect industriel et financier intéressant : Toyota va fournir à Uber des véhicules, que les chauffeurs pourront acquérir via des systèmes de location-vente avantageux et souples.

Même si aucun montant n’a été dévoilé, l’objectif est déjà d’instaurer une alliance concrète, tout en programmant déjà un partage des savoirs dans le domaine de l’automobile mais aussi du développement d’applications et de solutions technologiques de pointe.

De l’annexe à l’essentiel

Des annonces qui interviennent alors qu’au tout début de l’année, General Motors avait déjà annoncé investir 500 millions de dollars dans Lyft, le principal concurrent d’Uber, et l’alliance entre Daimler et Ridescout, qui était la première du genre il y a 2 ans. Du côté des observateurs, les avis sont assez partagés.

Les sommes déboursées pour ces opérations ces derniers mois sont certes conséquentes, de nature à créer ou stimuler d’un coup tout un pan d’activité, mais restent pour l’instant des intérêts très annexes pour des groupes par rapport à leur métier d’origine.

Mutation nécessaire et vitale

Mais la vitesse à laquelle évoluent les technologies obligent les grands acteurs à se développer dessus à marche forcée. Et on a l’impression que, comme pour la finance et la banque avec les fintech, un secteur d’activité entier va être restructuré par une profonde mutation technologique et commerciale en cours.

L’automobile de plus en plus, et les générations futures en seront les témoins et les acteurs principaux, vivront une révolution de l’automobile via le développement de nouvelles solutions technologiques de conduite, de partage et d’usage.

Et aucun acteur de poids, de la high-tech ou de l’automobile, ne peux décemment envisager de poursuivre durablement ses opérations ces 20 prochaines années sans d’adapter et se renforcer dans cette direction.

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