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Marché : Une taxe immobilière pour aider à réduire les déficits en grèce

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THESSALONIQUE (Reuters) - La Grèce a annoncé dimanche une nouvelle taxe immobilière, destinée à aider Athènes à respecter son objectif de déficit budgétaire et, de ce fait, à tâcher de garantir que lui soit versée la prochaine tranche du programme d'aide internationale dont bénéficie le pays.

Les responsables de la Banque centrale européenne (BCE), du Fonds monétaire international (FMI) et de l'Union européenne (UE) sont attendus cette semaine en Grèce pour voir comment le gouvernement va combler le retard pris dans les objectifs budgétaires.

De leur rapport dépendra le versement d'une nouvelle tranche de huit milliards, somme essentielle à la survie du pays, à nouveau entouré de bruits évoquant un possible défaut.

Le ministre des Finances Evangelos Venizelos a déclaré que le gouvernement avait décidé la mise en place de la nouvelle taxe pour combler un trou de deux milliards d'euros et ainsi faire en sorte que l'objectif d'un déficit budgétaire de 8,1% en 2011 soit atteint.

"C'est la seule mesure qui puisse être mise en oeuvre immédiatement et produire des résultats rapides car elle ne dépend pas du mécanisme de collecte des recettes fiscales", a-t-il précisé, ajoutant que le produit de la taxe serait récupéré via la facture d'électricité.

Olli Rehn, commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires a bien accueilli la nouvelle mesure annoncée par Athènes, précisant que la troïka BCE-FMI-UE allait retourner en Grèce d'ici quelques jours, avec comme objectif de terminer leur mission d'ici la fin du mois de septembre.

"Les décisions annoncées aujourd'hui, dont une taxe immobilière, contribueront grandement à l'atteinte des objectifs budgétaires", a-t-il déclaré.

RÉCESSION PLUS MARQUÉE QUE PRÉVUE VUE EN 2011

Le Premier ministre grec George Papandreou a réaffirmé samedi sa détermination à prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir un défaut de paiement de la Grèce et assurer son maintien dans la zone euro.

Les membres de la troïka ont dit à plusieurs reprises aux responsables grecs qu'il ne fallait plus avoir recours à de nouvelles taxes, potentiellement dévastatrices pour la croissance, pour remettre de l'ordre dans les comptes mais qu'il fallait se concentrer sur les réformes structurelles et la baisse des dépenses.

La troïka avait interrompu une visite le 2 septembre après un désaccord avec Athènes sur l'ampleur d'un manquement à l'objectif de déficit budgétaire et ses causes.

Le gouvernement grec avait attribué cette évolution à une récession plus marquée que prévu. Evangelos Venizelos a déclaré dimanche que le produit intérieur brut (PIB) devrait reculer de plus de 5% cette année alors qu'une contraction de 3,8% avait été estimée en mai dernier.

Il a également déclaré que les détenteurs d'obligations grecques se montraient de plus en plus favorables au plan d'échange de titres de dette, qui est l'une des composantes, impliquant le secteur privé, du deuxième plan d'aide à la Grèce défini le 21 juillet par les dirigeants européens.

Harry Papachristo, Benoit Van Overstraeten pour le service français

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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