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Marché : Une perte trimestrielle de 2,4 milliards d'euros pour akzo nobel

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par Sara Webb

AMSTERDAM (Reuters) - Akzo Nobel, le numéro un mondial des peintures, a annoncé jeudi une perte nette de 2,4 milliards d'euros au troisième trimestre, conséquence de la dépréciation de 2,5 milliards de ses activités de peintures de décoration victimes de la faiblesse de l'économie européenne.

Le groupe néerlandais, qui avait acquis en 2008 le propriétaire de la marque Dulux, Imperial Chemical Industries, pour près de 10 milliards d'euros, a dit chercher de nouvelles réductions de ses coûts en plus des 500 millions d'euros déjà annoncées il y a un an.

"On ne peut ignorer que notre marché cible, c'est-à-dire la construction et le logement, tourne au ralenti aux Etats-Unis, en Europe et sur les marchés matures", a déclaré le directeur financier Keith Nichols à la presse.

Dans le communiqué de résultats, il juge improbable une reprise économique rapide, en expliquant: "La principale préoccupation reste le marché des peintures de décoration en Europe. La dépréciation passée sur ce trimestre reflète cette préoccupation et notre évaluation réaliste de l'évolution future des marchés."

Le groupe, qui produit aussi des peintures pour le secteur automobile, l'aéronautique, l'électronique ou la construction maritime, ainsi que des produits chimiques de spécialités, a réalisé au troisième trimestre un bénéfice avant impôt, charges financières, dépréciation et amortissement (Ebitda) de 540 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 4,28 milliards.

Les analystes financiers interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un Ebitda hors exceptionnels de 540 millions pour un chiffre d'affaires de 4,267 milliards, ainsi qu'un bénéfice net de 154 millions.

Le titre chutait de 4,2% à 42,675 euros à 09h15 GMT.

"Une dépréciation de 2,5 milliards d'euros, c'est énorme", jugent les analystes de Rabobank dans une note.

"Cela signifie que deux milliards d'euros de chiffre d'affaires et 200 millions de l'Ebitda disparaissent des prévisions annuelles", remarquent-ils, tout en misant sur le retour du directeur général Ton Buechner, actuellement en congé maladie, pour redresser la barre.

Coupant court aux rumeurs d'un abaissement du dividende, Keith Nichols a par ailleurs assuré le maintien de la politique actuelle de rémunération des investisseurs.

Marc Angrand et Catherine Monin pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2012 Thomson Reuters

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