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Marché : Un regain de tourmente souveraine emporte l'euro

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(CercleFinance.com) - France, Italie, Grèce... : mises en sommeil pendant les fêtes de fin d'année, les craintes souveraines sont de retour sur le Vieux continent et l'euro en fait les frais. La monnaie unique européenne a touché ce matin un point bas à 1,2821 dollar, du jamais vu depuis l'automne 2010. Vers 13 heures 30, l'euro cédait ainsi 0,75% contre le dollar à 1,2841.

La devise européenne baissait également contre le yen (- 0,72% à 98,6), soit au plus bas d'une bonne décennie, le sterling (- 0,26% à 0,8265) mais restait stable à 1,2184 franc suisse l'euro.

En outre, le prix de l'or a repris ce matin la barre symbolique des 40 euros du gramme, du jamais vu depuis le 21 décembre.

L'Agence France Trésor indique avoir placé ce matin différentes obligations assimilables du Trésor (OAT). Sursouscrite 1,6 fois, l'émission du “souverain” français à 10 ans a récolté 4 milliards d'euros au taux de 3,29%, contre 3,18% lors de la précédente opération similaire le mois dernier.

L'AFT indiquait le 20 décembre que la France devrait placer quelque 178 milliards d'euros d'émissions nettes de rachat d'OAT et de bons du Trésor à intérêts annuels (BTAN) de durées plus courtes (de deux à cinq ans). Les Etats européens devront cette année refinancer plusieurs centaines de milliards d'euros de dette souveraine.

Or une agence de notation crédit comme Standard & Poor's pourrait abaisser la note 'AAA' de la dette française sous peu, peut-être d'ici la fin du mois, selon Barclays Bourse.

En outre, la dégringolade boursière de la banque italienne UniCredit, qui doit lever des fonds pour améliorer son ratio de solidité financière, traduit le peu d'appétit des investisseurs pour les banques du Vieux continent.

Enfin, “le Premier Ministre grec Lucas Papademos a monté le ton hier, en mettant en garde contre un défaut de paiement 'incontrôlé' auquel la Grèce pourrait être contrainte en cas d'échec dans les négociations entre patronat et syndicats sur la réduction du coût du travail”, rappellent ce matin les spécialistes de CM-CIC.

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