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Marché : Un nouveau sommet franco-allemand sur l'euro

Un nouveau sommet franco-allemand sur l'euroUn nouveau sommet franco-allemand sur l'euro

PARIS (Reuters) - Paris et Berlin sont déterminés à soutenir la Grèce, a déclaré vendredi Nicolas Sarkozy, qui débattra "dans les prochains jours" avec Angela Merkel de la mise en oeuvre rapide des mesures décidées le 21 juillet pour stabiliser la zone euro.

Le président français sortait d'un entretien avec le Premier ministre grec, qu'il a pressé de mettre en oeuvre les réformes et les économies susceptibles d'éviter la faillite de la Grèce.

George Papandréou a réaffirmé que son gouvernement était "déterminé" à effectuer les "changements nécessaires".

"J'ai dit au président Sarkozy que je serais très heureux qu'il envoie, ainsi que d'autres pays, des experts pour voir les efforts que nous faisons pour la transparence" dans la mise en oeuvre de ces réformes, a-t-il ajouté.

La Grèce attend le verdict de la "troïka" constituée par l'Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international (FMI), sur ces réformes, contrepartie à l'aide financière de ses partenaires de la zone euro et du FMI.

L'approbation du renforcement du Fonds européen de stabilité financière (FESF) par le Parlement allemand, jeudi, a quelque peu éclairci le climat dans la zone euro mais est loin d'avoir dissipé toutes les inquiétudes.

Le sentiment semble de plus en plus prévaloir que le dispositif arrêté le 21 juillet par les dirigeants de la zone euro, dont l'élargissement des prérogatives du FESF, ne suffira pas à sauver la Grèce, avec le risque d'une contagion de la crise à d'autres pays.

Les marchés financiers continuent d'anticiper un défaut de paiement d'Athènes et la question se pose des pertes que devraient encaisser les investisseurs privés et d'un éventuel nouveau renforcement des moyens du FESF.

Dans une déclaration sur le perron de l'Elysée, à l'issue de son entretien avec George Papandréou, Nicolas Sarkozy a estimé que "l'échec de la Grèce serait l'échec de toute l'Europe" et qu'il n'y avait "pas d'autres alternative crédible" à la solidarité des autres pays de la zone euro.

IDENTITÉ DE VUE FRANCO-ALLEMANDE

Il a dressé un parallèle entre la crise actuelle et celle qu'a entraînée, à l'automne 2008, la faillite de la banque d'investissement Lehman Brothers aux Etats-Unis.

"C'est l'ensemble du système bancaire dans le monde qui en a payé les conséquences", a rappelé le président français. "Il n'est pas possible de laisser tomber la Grèce pour des raisons économiques et pour des raisons morales."

Angela Merkel, qui a reçu le Premier ministre grec mardi à Berlin, a assuré que l'Allemagne ferait "tout ce qui est nécessaire" pour aider la Grèce. Mais, comme Nicolas Sarkozy, elle a exhorté Athènes à tenir ses engagements.

La chancelière allemande et le président français, qui se sont parlé jeudi après le vote du Bundestag, se reverront avant le prochain Conseil européen des 17 et 18 octobre.

"Je serai en Allemagne dans les prochains jour pour continuer avec la chancelière Merkel le travail de collaboration et de coordination entre l'Allemagne et la France qui a permis d'assurer la protection de l'Europe", a dit Nicolas Sarkozy.

"Il ne peut y avoir entre la France et l'Allemagne qu'une parfaite identité de vues pour résister à la spéculation, pour résister à l'emballement des marchés et pour protéger l'Europe", a-t-il ajouté. "Avec Mme Merkel nous discuterons des voies et des moyens pour accélérer l'intégration économique de la zone euro et mettre en place le plus rapidement possible les mesures qui ont été décidées le 21 juillet dernier."

La France s'est soigneusement abstenue jusqu'ici de dévoiler ses batteries, en martelant qu'elle s'en tenait pour le moment à la stricte application de l'accord du 21 juillet.

Une source gouvernementale française estimait cependant mardi que "des décisions fortes sur la Grèce et les banques" exposées à la dette grecque étaient encore nécessaires.

Le Premier ministre, François Fillon, a pour sa part dit que la France ferait des propositions pour amplifier la lutte contre les attaques spéculatives contre la zone euro.

Emmanuel Jarry et Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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