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Marché : Takata double ses rappels aux USA à 34 millions de véhicules

Takata déclarerait 33,8 millions de véhicules défectueux aux USATakata déclarerait 33,8 millions de véhicules défectueux aux USA

par David Morgan et Ben Klayman

WASHINGTON/DETROIT (Reuters) - Le groupe japonais Takata a doublé, à près de 34 millions, le nombre de véhicules rappelés aux Etats-Unis en raison de problèmes liés aux airbags, ouvrant la voie au plus important rappel de voitures de l'histoire, ont annoncé les autorités américaines.

Ce rappel, qui ne précise pas la cause exacte du problème le justifiant, concerne les airbags conducteur et passager de véhicules de 11 constructeurs différents, ont précisé le ministère des Transports et la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), l'autorité fédérale en charge de la sécurité routière.

Il vient s'ajouter aux 16,6 millions de véhicules déjà rappelés pour réparations dans certains Etats et à l'échelon fédéral pour les mêmes raisons.

Anthony Foxx, le ministre des Transports, a déclaré que la NHTSA avait ordonné à Takata de coopérer avec l'enquête en cours. La NHTSA a précisé de son côté qu'elle allait "organiser et hiérarchiser le remplacement des airbags défectueux de Takata".

"Nous n'interromprons pas notre travail tant que tous les airbags n'auront pas été remplacés", a dit Anthony Foxx.

Un rappel de cette ampleur devrait coûter entre quatre et cinq milliards de dollars (3,6 à 4,5 milliards d'euros) à Takata et aux constructeurs concernés, a estimé Scott Upham, président de Valient Market Research, un cabinet spécialisé.

Pour Akshay Anand, analyste de Kelley Blue Book, "même si cela a pris trop longtemps, Takata semble enfin prendre la mesure de la crise des airbags, qui affecte des véhicules de toutes les catégories et toutes les tailles".

"UN RAPPEL SANS PRÉCÉDENT"

"Un rappel de cette ampleur est sans précédent, tous secteurs confondus", a-t-il ajouté.

Le directeur général de Takata, Shigehisa Takada, dont la famille a fondé et contrôle toujours l'entreprise, a déclaré que l'identification du défaut en cause "ne relevait pas du domaine des spécifications de tests" imposés par ses clients constructeurs.

Plusieurs membres du Congrès américain qui avaient réclamé un rappel de grande ampleur, ont salué la décision de Takata.

"Les gens ne devraient pas avoir à conduire en se demandant si leur airbags va leur exploser à la figure", a dit Bill Nelson, sénateur démocrate de Floride. "Espérons que l'aveu de Takata aujourd'hui nous permettra de connaître le fin mot de l'histoire."

Le nombre de véhicules rappelés depuis 2008 en raison d'un risque de défaut d'un airbag atteignait déjà environ 36 millions avant les annonces de mardi.

Toyota, Nissan et Honda ont rappelé ces derniers jours plusieurs millions de véhicules équipés d'airbags potentiellement dangereux en évoquant un possible défaut de fabrication.

Les trois constructeurs ont expliqué avoir découvert que les airbags fabriqués par Takata n'étaient pas correctement scellés, un défaut susceptible de favoriser l'apparition de moisissure dans le réservoir et d'endommager le gaz propulseur, ce qui pourrait conduire à un déclenchement trop violent de l'airbag propulsant des éclats de métal dans l'habitacle.

Six décès ont à ce jour été liées à un tel défaut, tous dans des voitures assemblées par Honda, le plus important client de Takata.

(avec Radhika Rukmangadhan à Bangalore, Marc Angrand pour le service français)

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