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Marché : S&p pourrait abaisser la note souveraine de chypre

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NEW YORK/NICOSIE (Reuters) - Standard & Poor's a prévenu vendredi qu'elle pourrait abaisser la note de crédit de Chypre, disant ne plus croire que la position budgétaire du pays soit gérable après l'éclatement de la coalition gouvernementale.

L'agence de notation a placé la note du pays sous surveillance avec implication négative.

Chypre est notée BBB+ par l'agence, soit trois crans au-dessus de la catégorie spéculative. La note à court terme est A-2.

L'agence de notation a précisé qu'elle pourrait abaisser ces deux notes, et qu'elle donnerait le résultat de sa revue une fois qu'elle aura examiné les projets économiques du gouvernement minoritaire au pouvoir.

"En raison du départ d'un parti de la coalition, le DIKO, le gouvernement chypriote est selon nous dans une situation plus fragile pour faire adopter des mesures budgétaires d'urgence au parlement", écrit S&P dans un communiqué.

Le gouvernement ne dispose plus de la majorité parlementaire depuis le départ du Parti démocratique, qui lui était allié au sein d'une coalition.

Moody's a abaissé la note chypriote le 27 juillet à Baa1, soit le niveau équivalent au BBB+ de S&P. Fitch en a fait de même le 10 août pour la placer à BBB, un cran plus bas que les deux autres agences.

Mercredi, Chypre a dévoilé un programme d'austérité de 750 millions d'euros sur deux ans afin de maîtriser le déficit, aggravé par la crise énergétique qui frappe l'île depuis l'explosion de sa principale centrale électrique, le 11 juillet.

Les partis d'opposition estiment que ces mesures sont insuffisantes, ce qui augure d'un débat difficile au parlement, le 25 août.

"Nous pensons que la position budgétaire du gouvernement chypriote n'est plus viable", écrit S&P dans un communiqué.

L'agence s'interroge sur sa capacité à atteindre l'"ambitieux" objectif d'un ratio endettement/PIB de 2,5% en 2012, et dit croire que la capacité d'absorption du choc de la dette grecque par le système bancaire chypriote n'est pas "illimitée".

Jean Décotte et Gregory Schwartz pour le service français

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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