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Marché : Signes positifs pour la grèce et le portugal

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FRANCFORT/PARIS (Reuters) - Les craintes d'une nouvelle déflagration dans la crise de la dette dans la zone euro ont reflué mardi grâce à des signes de progrès dans les discussions sur le soutien financier à la Grèce et à l'annonce d'un nouveau plan d'assainissement des finances publiques au Portugal.

A la veille d'un vote décisif des députés grecs sur le plan d'austérité du gouvernement Papandréou, les marchés financiers, ont bien accueilli ces nouveaux développements: l'indice boursier paneuropéen FTSEurofirst 300 a terminé en hausse de 0,56% et les Bourses de Paris et Francfort ont gagné respectivement 1,46% et 0,88%.

L'euro, qui traverse la plus grave crise de son histoire s'est nettement apprécié face au dollar, gagnant près d'un cent en moins de deux heures pour se rapprocher de 1,44 dollar.

"Les investisseurs anticipent une issue favorable (du vote en Grèce) et un règlement d'une manière ou d'une autre. Personne n'a vraiment envie que la Grèce fasse défaut parce qu'on est incapable de prédire l'impact qu'aurait un défaut de l'un des pays de la zone euro", a commenté Anita Paluch, trader d'ETX Capital.

Eclipsant les nouveaux affrontements à Athènes entre forces de l'ordre et manifestants anti-austérité, plusieurs facteurs ont contribué à cette embellie, au premier rang desquels les progrès apparents dans les discussions sur la participation du secteur privé au nouveau plan soutien financier à Athènes.

Principale difficulté de ces pourparlers: ils doivent aboutir à un engagement volontaire des créanciers privés d'Athènes à reconduire une partie de leur prêts; dans le cas contraire, les agences de notation pourraient en effet considérer leur contribution au plan comme le déclencheur d'un défaut de la Grèce sur sa dette de 340 milliards d'euros.

Un "événement de crédit" qui risquerait de déclencher une réaction en chaîne dans l'ensemble de la zone.

UN PLAN FRANÇAIS BIEN ACCUEILLI EN ALLEMAGNE

Un projet élaboré par les banques françaises semble désormais au centre des discussions: la principale option mise en avant par ce document, que s'est procuré Reuters, prévoit que les porteurs d'obligations d'Etat grecques réinvestissent 70% des échéances de titres grecs sur la période 2011-2014.

La majeure partie de ces sommes serait réinvestie dans de nouvelles obligations à 30 ans, le solde étant consacré à un mécanisme de garantie de ces nouvelles créances.

"L'avenir de la zone euro est un sujet qui nous concerne tous, qui concerne toutes les entreprises et toutes les banques", a déclaré le PDG de la Société générale, Frédéric Oudéa, à la chaîne de télévision Public Sénat.

L'important est que la contribution du privé soit "équitable", a-t-il ajouté.

Les banques allemandes, qui figurent avec les françaises au premier rang des détenteurs de dette grecque, ont donné un accord de principe à cette proposition, a-t-on appris de plusieurs sources.

"La proposition française pourrait servir de base pour aboutir à une décision allemande" a déclaré l'une de ces sources.

Le ministère allemand des Finances réunira jeudi les représentants du secteur pour débattre du dossier, qui sera au menu de la réunion exceptionnelle des ministres des Finances de la zone euro dimanche.

Le temps presse pour l'ensemble des protagonistes: le Fonds monétaire international a menacé de bloquer le versement de la prochaine tranche du plan d'aide initial à Athènes, une enveloppe de 12 milliards d'euros censée être débloquée le 12 juillet.

Elue mardi par le conseil d'administration du fonds, la ministre de l'Economie Christine Lagarde a appelé l'opposition grecque à une entente nationale avec le parti au pouvoir pour sortir le pays de la crise.

"Si j'ai un message à faire passer ce soir concernant la Grèce, c'est un appel à l'opposition politique grecque pour qu'elle rejoigne dans une entente nationale le parti qui est actuellement au pouvoir. Il y va vraiment du destin d'un pays, de sa sécurité", a-t-elle dit, ajoutant qu'il fallait éviter "par tous les moyens" le scénario d'une sortie de la Grèce de la zone euro.

Autre pays fragilisé par le poids de sa dette publique, le Portugal a apporté mardi de nouveaux gages à ses prêteurs en détaillant un nouveau plan d'assainissement financier sur quatre ans, prévu par le plan d'assistance UE-FMI de 78 milliards d'euros.

Ce programme, qui mêle entre autres privatisations et relèvement de la TVA, pourrait voir sa mise en oeuvre accélérée afin d'atteindre l'objectif de réduction du déficit, selon la presse locale.

En visite en Allemagne mardi, le Premier ministre chinois Wen Jiabao a dit que la Chine pourrait acheter de la dette de certains pays en difficulté de la zone euro si nécessaire.

"La Chine a exprimé son soutien à L'Europe à divers moments. En d'autres termes, lorsque l'Europe sera en difficulté nous tendrons une main secourable de très loin", a-t-il dit, lors d'une conférence de presse donnée avec la chancelière allemande Angela Merkel.

Marc Angrand pour le service français, édité par Marc Joanny

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