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Marché : Pause logique à wall street après hausse importante

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(CercleFinance.com) - Les marchés sont partis 'dans tous les sens' ce mercredi et y compris Wall Street qui chutait rapidement de -1% en début de séance, 'profitant' des doutes sur les avancées potentielles du sommet de Bruxelles -les allemands se montrant soudain plus pessimistes- pour consolider. Une pause logique -sinon salutaire- compte tenu des gains historiques engrangés au cours des 8 dernières séances... mais les acheteurs ont repris la main d'une façon qui paraissait encore très improbable à la mi-séance. Si le Nasdaq s'effrite de -0,01% (tiens, les manipulateurs d'indices auraient-ils subi un revers inhabituel au cours des 5 dernières minutes?), le 'S&P' grappille +0,2% et le Dow Jones +0,38% (dans le sillage de JP-Morgan avec +2,3%, Bank of America +1,9%, Johnson & jonhson +1,5%, Intel et Cisco +1,25%).

Il fallait bien un électrochoc pour dissiper la morosité -et même les sombres présages- de l'après-midi. Comme par miracle, et après plusieurs rumeurs (toutes démenties par l'entourage d'Angela Merkel) de mise en oeuvre de fonds de secours alternatifs visant à monétiser d'une manière ou d'une autre les dettes souveraines européennes, voilà qu'en surgit une autre à laquelle les marchés n'avaient pas pensé jusqu'ici: le 'G-20' avancerait 600Mds$ (environ 475MdsE) au FMI qui à son tour volerait au secours de l'europe.

Cela ferait des Etats Unis le 1er contributeur devant l'Allemagne, le Japon et la France: est-ce le message en forme de cadeau de l'Oncle Sam que serait venu délivrer Tim Geithner à l'Elysée ce mercredi ?

Il avait pourtant l'air désabusé -presque dépité- lors de la conférence de presse où il réaffirmait -sans une once de conviction dans la voix- que les européens allaient triompher des difficultés du moment (alors que de profondes divergences entre européens sont ressorties au grand jour, et notamment au sein du couple franco-allemand).

Soit le secretaire d'Etat au Trésor est un excellent acteur qui joue parfaitement son rôle d'observateur convaincu que la situation est sans issue, soit les marchés se bercent une nouvelle fois de douces illusions auxquelles ils auront cessé de croire d'ici 24H (ou même avant!).

Toujours est-il qu'une véritable euphorie -comparable à la fausse rumeur sur un 'FESF bis' mercredi matin- propulsaient les indices européens 1,3% plus haut qu'en clôture (à 17H35) et le Dow Jones vers les 12.250Pts une demi-heure après la clôture de Wall Street.

Dans ces conditions, et si la rumeur du 'G-20' est fondée (ce serait une authentique surprise que de voir les USA participer au sauvetage d'un Euro qu'ils s'acharnent à discréditer depuis 2 ans) commenter les écarts réalisés par les valeurs américaines au coup de cloche final ne présente qu'un intérêt très relatif. Wall Street aurait aussi bien pu clôturer dans le 'rouge vif' alors que 'S&P' -devenu intarissable et poursuivant le fil de sa logique implacable- a décidé d'envisager également la dégradation des émissions des banques françaises (et d'autres grands emprunteurs institutionnels français) mais également allemandes et italiennes.

Sans oublier la notation de l'Union Européenne, un émetteur relativement marginal mais qui a récemment avancé de l'argent aux 'PIGS' puis à la Hongrie et à la Roumanie, des emprunteurs qui n'inspirent guère confiance.

Alors que les actions se sont montrées extrêment volatiles, tel ne fut pas le cas, ni pour l'Euro (qui finit presque stable à 1,3400$), ni pour le pétrole (-0,1% à 100,4$). Alors... le monde est sauvé, ou pas ?

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