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Marché : Pas de variation significative de l'emploi malgré Free Mobile

Xavier Niel, patron historique de FreeXavier Niel, patron historique de Free

(Tradingsat.com) - L'arrivée de Free sur le marché de la téléphonie mobile a eu un impact sur les prix, c'est incontestable. En se positionnant sur un segment "low-cost" qu'il maîtrise bien, le nouvel entrant a bousculé ses concurrents et bouleversé l'offre, devenue beaucoup plus transparente. Finis les factures à 100 euros par mois et les dépassements de forfaits qui sortent de nulle part, aujourd'hui, pour une dizaine d'euros, c'est quasiment "no limit".

Iliad, la maison-mère de Free, a refait parler d'elle en publiant mardi des comptes annuels supérieurs aux attentes, marqués par des pertes beaucoup moins élevées que prévu dans le mobile, où des offres subventionnées sont d'ailleurs attendues prochainement.

"Le scénario le plus probable selon nous est que ces offres soient une nouvelle fois une arme de recrutement d’abonnés fixes, et pourraient donc être réservées aux abonnés Freebox et que les terminaux ajoutent un incrément de tarif sur le bundle quadruple play", avait confié dans la foulée le bureau d'études Oddo.

Selon ses calculs, une offre haut débit Freebox couplée à un smartphone de type iPhone 5 (Apple) ou Galaxy SIII (Samsung) à 60 euros par mois est une option tenable aux yeux du courtier, sachant que la même offre est à 92€/ mois chez Bouygues.

Les prix cassés, c'est fait. Quid de l'emploi et de l'investissement dans le secteur ? Pas de panique selon l'Arcep, les indicateurs ne sont pas au rouge.

L’Autorité de régulation des communications et des postes a réuni jeudi les journalistes afin de faire le point sur la situation du marché sur les 15 dernières années, démontrant, chiffres à l'appui, que l'arrivée de Free Mobile n'a pas eu les conséquences économiques et sociales que l'on redoutait.

"Pas de variation significative de l'emploi"

Selon le régulateur, le montant des investissements dans le secteur devrait atteindre un niveau record en 2012, à plus de 9 milliards d'euros, contre 8,2 milliards en 2011. Surtout, le nombre d'emplois directs des opérateurs déclarés s'est stabilisé à 129 000 postes.

"Pour les emplois indirects, il est difficile d'avoir des chiffres précis mais l'activité des centres d'appels a encore augmenté de 4% en 2012 et dans les boutiques de distribution, quelques centaines d'emplois ont été supprimés", a déclaré Jean-Luc Silicani, le président de l'Arcep, dans une interview parue ce jeudi dans Le Figaro.

"Globalement, il n'y a pas eu de variation significative de l'emploi liée aux télécoms en 2012", a conclu le patron de l'Arcep.

CA stable en 2012, mais profits en baisse

Plus surprenant, le chiffre d'affaires du secteur, hors effet des terminaisons d’appel, est resté stable à 41,1 milliards d'euros, malgré une baisse des prix estimée à environ 10%. En revanche, du côté de la profitabilité, le tableau est un peu plus noir. L'Ebitda des quatre opérateurs français a reculé de 11,2%, baisse néanmoins limitée par la hausse de +10,6% enregistrée chez Iliad, la maison-mère de Free.

En regardant bien, aucun des trois opérateurs historiques n'a été épargné par l'agressivité commerciale du nouvel entrant, France Télécom et SFR ayant vu leur marge d'Ebitda diminuer de 2 points à respectivement 36,6% et 29,2%, contre -4,8 points à 17,4% pour Bouygues Telecom.

Pénalisé par de lourds investissements, qui ont atteint 30% de son chiffre d'affaires (hors acquisitions de fréquences 4G), soit le taux le plus élevé du secteur, le groupe Iliad a perdu 10 points de marge d'Ebitda en 2012 à 29,2%, égalant celle de SFR.

Des investissements surtout dédiés à l'expansion du réseau de téléphonie mobile en France, dont la couverture devrait atteindre 75% à fin 2014, s'est engagé le nouvel entrant. "Nous veillons à ce que Free respecte strictement ses obligations de déploiement, assure Silicani, qui présentera en mai les premiers résultats de l'observatoire des investissements qu'il a mis en place pour renforcer cette veille.

"A ce stade, Free Mobile suit sa courbe d'investissement qui doit l'amener à 75% de couverture de la population en 2015. Si nécessaire, l'Arcep peut mettre en oeuvre une mise en demeure anticipée. Mais nous en sommes pas là."

Iliad

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