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Marché : Paris retient dassault pour ses futurs drones

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PARIS (Reuters) - Le ministère de la Défense a annoncé jeudi l'ouverture de négociations avec Dassault Aviation pour la fourniture d'un nouveau système de drones à l'armée française à partir de 2014, éloignant le spectre d'un achat de drones américains.

Cette commande intermédiaire semble également placer le tandem formé par le groupe français et le britannique BAE Systems en pole position pour la fourniture d'une nouvelle génération de drones à l'horizon 2020, face au Talarion proposé par EADS.

"Cela reste ouvert", a-t-on toutefois déclaré au ministère de la Défense.

Les drones "Male" (moyenne altitude - longue endurance) remplaceront le système de drones Harfang d'EADS actuellement utilisé par les armées, en attendant l'entrée en service, à l'horizon 2020, de la nouvelle génération de ces appareils pilotés à distance, précise dans un communiqué le ministre de la Défense Gérard Longuet.

Il avait précisé il y a un mois au salon du Bourget que Paris et Londres détermineraient au plus tôt à la fin 2012 leurs besoins en drones à moyen terme.

"C'est une satisfaction et une bonne nouvelle pour nous", a déclaré un porte-parole de Dassault Aviation, tandis qu'EADS n'a pas souhaité faire de commentaire.

Cette première commande pour 2014 écarterait l'option d'un achat "sur étagère" de drones américains, évoquée fin 2010 par l'ancien ministre de la Défense Alain Juppé et qui avait suscité des craintes parmi les industriels sur l'avenir de la filière en Europe.

ACCORD FRANCO-BRITANNIQUE

Dassault Aviation propose une version francisée et évolutive du Heron TP en coopération avec la société israélienne IAI, générant des emplois et des transferts de savoir-faire en France, souligne Gérard Longuet.

"L'implication de ces entreprises va permettre de commencer à structurer une filière industrielle en préparation du futur système de drones Male franco-britannique", souligne-t-il.

Il précise que ce système de drones de nouvelle génération sera développé dans le cadre de l'accord de coopération franco-britannique de novembre 2010.

Dassault Aviation et BAE Systems se sont inscrits dans ce cadre pour proposer leur programme commun de drone baptisé Telemos. Ils discutent avec les motoristes Safran et Rolls-Royce dans l'espoir d'une proposition commune et espèrent que Thales et le britannique Selex pourraient leur fournir des équipements électroniques comme des radars.

EADS, présent en France et au Royaume-Uni, a mis de son côté en garde en juin l'Europe contre le risque de lancer deux programmes de drones concurrents, en pleine période de réduction budgétaire.

L'Etat détient directement 15% d'EADS, 30% de Safran et 27% de Thales, les deux derniers étant susceptibles de jouer un rôle dans le projet de drone de Dassault Aviation et BAE. De son côté, Dassault Aviation est détenu à 46% par EADS.

Jean-Michel Bélot et Cyril Altmeyer, édité par Jean-Michel Bélot

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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