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Or : L'once sous les 1.700 dollars malgré le QE 4 de la Fed

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(CercleFinance.com) - Malgré le lancement certes anticipé d'un “QE 4” par la Fed, et donc une extension à venir du bilan de la banque centrale US, le prix de l'or repartait en nette baisse ce midi. Au terme du premier fixing de ce jeudi sur le marché de Londres, l'once d'or cotait 1.694,75 dollars (- 21,5 dollars par rapport au fixing d'hier après-midi) et 1.299,1 euros (- 17,5 euros).

En effet, l'actualité de la journée d'hier était toute entière concentrée sur le comité de politique monétaire (FOMC) de la Fed, qui a donc débouché sur les mesures suivantes.

Ainsi, l'opération d'arbitrage surnommée “Twist II”, par laquelle la banque centrale US revend ses Treasuries (obligations de l'Etat fédéral) de court terme acquises lors des QE 1 et 2 pour racheter à la place des Treasuries de plus longues maturité (10 ans par exemple), prendra toujours fin le 31 décembre. Afin que les achats de T-Bonds ne cessent pas dans un contexte budgétaire difficile, la Fed a donc décidé de lancer, au 1er janvier prochain, un “QE 4”, soit un nouveau plan d'achat de Treasuries d'un montant de 45 milliards de dollars par mois. Comme le QE 3 et à la différence des deux premiers, il sera d'un montant et d'une durée illimités.

Cette opération non conventionnelle commencera parallèlement aux rachats de créances hypothécaires titrisées de 40 milliards de dollars par mois, en soutien au marché immobilier, qui ont été décidées en septembre dernier dans le cadre du “QE 3”.

En outre, et quoique selon une méthode différente, la Fed entend maintenir ses taux au niveau très bas de 0-0,25% jusqu'en 2015, date à laquelle le chômage pourrait repasser sous la barre des 6,5% selon l'institution.

Habituellement, l'once tendait à profiter de telles annonces en ce qu'elles vont gonfler et dégrader de nouveau le bilan de la Fed, contrepartie du billet vert. Ce qui n'est pas le cas du tout cette fois-ci.

Chez le courtier britannique Triland Metals, on rappelle le taux de chômage américain a baissé sensiblement et plus fortement que prévu ces derniers temps, à 7,7% en novembre. Il n'est donc plus si éloigné de la limite des 6,5% à partir de laquelle les taux courts US pourraient remonter. L'or tend à pâtir du creusement de l'écart entre son rendement (0%) et celui des produits de taux, qui suivrait alors les taux courts de la Fed.

Triland se demande pour cette raison si la fin du cycle haussier de l'or ne serait pas en route.

Chez Heraeus, on se faisait dernièrement l'écho de l'achat de 14 tonnes d'or par la banque centrale de Corée du Sud, le métal jaune constituant dorénavant 1,2% de ses réserves de changes. A titre de comparaison, selon les statistiques compilées par le Conseil mondial de l'or (CMO), cette proportion est de l'ordre de 70 à 76% aux Etats-Unis, en Allemagne, en France, et en Italie. Depuis le début de l'année et toujours selon le CMO, les banques centrales ont acheté un total de 304 tonnes d'or, à compare avec 384,2 tonnes en 2011.

D'une manière générale, 'l'or subit des prises de profits suite à une configuration technique décevante”, indiquait tout dernièrement la banque privée helvétique Gonet & Cie. “Cette phase de consolidation ouvre d'intéressantes perspectives, car les craintes inflationnistes feront leur retour et les rendements réels continueront d'être négatifs. Il est recommandé de l'accumuler en-dessous de 1.700 dollars', ajoute Gonet.

Chez Pictet & Cie, le dernier numéro de la revue “Perspectives” se montre mesuré : le 1er semestre 2013 devrait se montrer plutôt mou du point de vue macroéconomique, avant qu'une reprise plus forte ne se matérialise. En attendant ce regain, “l'or devrait être le seul métal à afficher une performance relativement stable”, pronostique prudemment la banque suisse.

Chez la banque sud-africaine Standard Bank enfin, on restait cependant confiant dans le fait qu'il ne s'agit que d'une faiblesse temporaire des cours, en insistant que 'la demande aussi forte que soutenue provenant du Sud-Est asiatique'. 'Ces achats, en particuliers ceux de la Chine, devraient soutenir le prix de l'once et lui éviter de plonger sous les 1.700 dollars'. Pas pour l'instant en tout cas.

D'un point de vue technique, les analystes de ScotiaMocatta ne changent pas leur opinion baissière à court terme, en pointant le support des 1.658 et la résistance des 1.734 dollars.


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