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Marché : Paris et madrid confirment leur capacité à placer leurs dettes

Paris et madrid confirment leur capacité à placer leurs dettesParis et madrid confirment leur capacité à placer leurs dettes

par Raoul Sachs

PARIS (Reuters) - La France et l'Espagne ont démontré jeudi une nouvelle fois leur capacité à placer sans difficulté leurs titres de dette, les adjudications du jour ayant attiré une forte demande.

Ces opérations interviennent trois jours après que l'agence de notation Moody's a abaissé à "négative" la perspective de la note "Aaa" de la France et a dégradé l'Espagne de A1 à A3.

L'Agence France Trésor, qui gère la dette de l'Etat, a émis 8,45 milliards de bons du Trésor à intérêts annuels (BTAN), soit dans le haut des objectifs annoncés (7,0 à 8,5 milliards d'euros). La demande globale a atteint 19,345 milliards d'euros ce qui donne un taux de couverture de 2,3.

Parmi les lignes offertes, le nouveau BTAN de référence à 5 ans, le 1,75% février 2017, a rencontré un franc succès, l'AFT en ayant servi 5,025 milliards d'euros pour une demande de 10,0 milliards (ratio de couverture 2,0).

La France a également émis 1,7 milliard d'euros - haut de la fourchette annoncée (1,3 à 1,8 milliard) - d'obligations assimilables du Trésor indexées sur l'inflation française (OATi) et sur l'inflation de la zone euro (OATei), le ratio de couverture s'étant établi à 1,95.

L'Espagne a de son côté adjugé 4,07 milliards d'euros d'obligations à trois et sept ans, dépassant légèrement ses objectifs avec des rendements un peu plus élevés que lors des précédentes adjudications en août et début février.

"La taille de 5,0 milliards d'euros pour le nouveau benchmark français à cinq ans se compare aisément avec ce à quoi nous sommes habitués en Allemagne et indique une nouvelle fois que la demande pour le papier français demeure forte et qu'ils n'ont pas de problème pour le placer", estime Michael Leister, stratégiste taux chez DZ Bank à Francfort.

"Il faut aussi garder à l'esprit que peu de concessions ont été consenties lors de cette adjudication", ajoute-t-il.

Commentant l'opération espagnole, Annalisa Piazza, économiste de marché chez Newedge à Londres, souligne qu'en revanche, des concessions ont été faites mais qu'elle s'est bien passée.

Pour Eric Wand, stratégiste chez Lloyds à Londres, l'attrait pour la dette espagnole se confirme après la détente des taux déclenchée par l'opération de refinancement à trois ans (LTRO) de la BCE en décembre.

"L'argent de la LTRO est à l'origine de la très forte demande lors des émissions primaires espagnoles et italiennes", confirme Lyn Graham-Taylor, stratégiste chez Rabobank.

Raoul Sachs, édité par Marc Angrand

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