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Marché : Paris et les bourses européennes finissent dans le rouge

Paris et les bourses européennes finissent dans le rougeParis et les bourses européennes finissent dans le rouge

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé lundi sur leur plus forte baisse depuis trois semaines, les investisseurs se montrant sceptiques quant à la capacité de l'accord européen négocié la semaine dernière à contenir efficacement la crise de la dette.

L'indice CAC 40 a fini en baisse de 2,61% à 3.089,59 points dans des volumes inférieurs à 2,4 milliards d'euros sur NYSE Euronext Paris, soit moins de 70% de leur moyenne quotidienne des trois derniers mois.

La Bourse de Londres a perdu 1,83%, celle de Francfort 3,36% et la place milanaise 3,79%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 a abandonné 3,12%.

Les pertes des places européennes se sont creusées en milieu d'après-midi, Fitch ayant accentué les inquiétudes du marché en estimant que la croissance économique des principales économies avancées devrait ralentir à 1,3% cette année et à 1,2% en 2012 avant de s'accélérer à 1,9% en 2013.

L'agence Moody's a annoncé lundi qu'elle réexaminerait les notes des pays de l'Union européenne au premier trimestre 2012, le sommet de la semaine passée n'ayant pas produit à son sens de résultat décisif et laissant la zone euro exposée à de nouveaux chocs.

Le chef économiste de S&P Europe a de son côté jugé qu'il faudrait d'autres sommets de l'UE pour résoudre la crise de la dette et que le temps pressait, même si l'accord annoncé la semaine dernière était une étape importante vers la résolution d'une "crise de confiance".

Les valeurs financières ont accusé les plus fortes baisses sectorielles. L'indice européen des banques a cédé 3,85%, Crédit agricole perdant 4,69%, BNP Paribas 5,05% et Société générale 4,88%.

Les valeurs de l'assurance ont lâché 4,61%, S&P ayant annoncé vendredi placer sous surveillance négative plusieurs poids lourds du secteur, qui semble rejoindre la banque dans l'oeil du cyclone. Axa a notamment perdu 6,45%.

Areva a terminé en repli de 5,56% après avoir dévoilé les grandes lignes de son plan stratégique à l'horizon 2016, qui se traduira par une réduction de ses coûts et un programme de cessions supérieur à 1,2 milliard d'euros.

L'euro s'est replié sous le seuil de 1,32 dollar pour la première fois depuis le début du mois octobre. . La monnaie unique se traite désormais autour de 1,319 dollar.

"Nous nous attendons à ce que l'euro poursuive son repli car rien de majeur n'est sorti de la BCE ou du sommet de l'UE pour changer la dynamique à court-terme, et la crise de la dette risque de s'intensifier", commente Lee Hardman, stratège changes chez BTM-UFJ à Londres.

Le dollar, valeur refuge, bénéficie de la frilosité des investisseurs et se renforce aussi bien face au yen que face au franc suisse.

Les Bunds et les Treasuries sont recherchés, tandis que les rendements des obligations de pays périphériques de la zone euro repartent à la hausse.

Le Trésor italien a bien réussi ce lundi à placer sept milliards d'euros de bons à un an à un rendement inférieur à 6% . Mais le rendement de l'emprunt italien à cinq ans est brièvement retourné au-dessus de 7%. Une adjudication de ce papier mercredi constituera un test majeur du sentiment des investisseurs, notent les analystes.

Le rendement du papier espagnol à 10 ans a un temps refranchi les 6%, tandis que son équivalent italien a bondi à 6,8% avant de reculer autour de 6,6% - en hausse de 20 points de base sur la séance - à la faveur d'une intervention de la BCE.

D'après plusieurs sources de marché, la BCE rachetait en effet lundi des obligations d'Etat italiennes à trois et dix ans, après avoir fortement réduit ses rachats de dettes souveraines sur les marchés secondaires la semaine dernière, à 635 millions d'euros contre 3,66 milliards la semaine précédente.

Le baril de Brent est repassé sous la barre des 108 dollars, et celui de brut sous les 98 dollars, pâtissant de la vigueur du dollar et des doutes des investisseurs sur la capacité des réformes annoncées en Europe à mettre un terme à la crise de la dette.

Natalie Huet pour le service français

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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