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Marché : Paris et les bourses européennes chutent en début de séance

Paris et les bourses européennes chutent en début de séanceParis et les bourses européennes chutent en début de séance

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes sont en forte baisse dans les premiers échanges, plombées notamment par la décision du Premier ministre grec de soumettre à referendum l'accord sur le règlement de la crise de la dette souveraine en zone euro.

"Le risque est qu'un 'non' des Grecs fasse complètement dérailler les efforts de sauvetage. Avec un vote probable en janvier, on peut vraiment dire au revoir au rally de la fin d'année", commente un trader basé à Paris.

L'indice Euro Stoxx 50 de la volatilité, un "baromètre de la peur" sur les marchés financiers, a bondi de 20% en ouverture, signe de la forte inquiétude ambiante.

À Paris, le CAC 40 chutait de 3,3% vers 9h40, repassant sous la barre des 3.200 à 3.135 points, plombé par les banques. Le titre Société générale perd 11,5%, Crédit agricole lâche 10,8% et BNP Paribas près de 10%.

* À Francfort, où le Dax cèdait 3,8%, Commerzbank perdait 9,4% et Deutsche Bank 7%. L'indice Stoxx du secteur bancaire européen recule de 5,2%, celui de l'assurance lâche 4,8%.

Sur le marché obligataire, l'écart de rendement entre la dette italienne à dix ans et son équivalent allemand a atteint un nouveau record à 436 points de base, en hausse de 29 pdb sur la séance. Le "spread" entre les Bunds et leur équivalent belge atteint lui aussi un record depuis la création de l'euro, gagnant 15 pdb à 251 pdb. Enfin, l'écart se creuse de 9 pdb entre la référence allemande et la dette française à dix ans, à 117 pdb.

La chute du courtier MF Global, première victime américaine d'envergure de la crise européenne de la dette, devrait de nouveau affecter les marchés, notamment les marchés de matières premières.

Autre facteur potentiel d'inquiétudes, l'activité du secteur manufacturier chinois a ralenti contre toute attente en octobre, à son plus faible rythme depuis février 2009, le pays pâtissant d'une demande en berne en provenance des Etats-Unis et en Europe.

Blaise Robinson, Natalie Huet pour le service français, édité par Catherine Monin

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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