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Marché : Paris et berlin demandent des garanties à la grèce

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par Yann le Guernigou

PARIS (Reuters) - La France et l'Allemagne s'apprêtaient mercredi à demander à la Grèce des assurances sur les mesures de redressement qu'elle s'est engagée à appliquer dans le cadre du nouveau plan d'aide européen adopté fin juillet.

Alors qu'Athènes peine à remplir les objectifs budgétaires fixés dans le cadre d'un premier plan de mai 2010, au point de susciter des doutes croissants sur sa solvabilité , la porte-parole du gouvernement français, Valérie Pécresse, a déclaré qu'aucune autre solution n'était à l'ordre du jour.

"Aujourd'hui, nous sommes dans la mise en oeuvre de l'accord", a-t-elle dit lors du compte rendu du conseil des ministres.

"Il y a d'un côté l'engagement des prêteurs qui doit être concrétisé par des votes des parlements et puis l'engagement du gouvernement et du parlement grecs à mettre en oeuvre toute une série de mesures de redressement", a-t-elle indiqué, ajoutant : "Nous voulons la garantie de la mise en oeuvre du plan de redressement".

"Je crois qu'il faut être très ferme sur les engagements qui ont été pris", a-t-elle poursuivi en soulignant que la question serait à l'ordre du jour de la téléconférence prévue en fin de journée mercredi entre Nicolas Sarkozy, la chancelière Angela Merkel et le Premier ministre grec George Papandreou.

Les résultats de celle-ci ne donneront lieu à aucune communication, a-t-elle précisé.

La situation de la Grèce a été évoquée en conseil des ministres par le président français et son Premier ministre François Fillon, qui "ont réaffirmé d'une seule voix la détermination de la France à tout mettre en oeuvre pour sauver la Grèce", a encore dit Valérie Pécresse.

"SOLIDITÉ DU COUPLE FRANCO-ALLEMAND"

Les deux hommes ont insisté en outre sur la "solidité du couple franco-allemand dans la défense de la zone euro" et sur la nécessité d'appliquer "de manière rapide et concertée tout le plan du 21 juillet, rien que le plan du 21 juillet".

Certains pays européens comme la Finlande exigent que la Grèce mobilise des actifs en garantie pour prix de leur participation au nouveau plan adopté en juillet à Bruxelles, d'un montant de l'ordre de 110 milliards d'euros.

D'autres voix, estimant la Grèce incapable de se tirer d'affaires, plaident pour une mutualisation des dettes de la zone euro, seule solution à leurs yeux pour sauver ses pays les plus faibles.

Valérie Pécresse a fait valoir que le dernier plan d'aide à la Grèce avait été validé par le Fonds monétaire international et qu'il paraissait "crédible" pour remettre le pays d'aplomb.

Elle a invoqué le plan européen d'aide à l'Irlande, qui "avait été jugé dur et difficile à mettre en oeuvre" lorsqu'il a été présenté mais qui a permis, selon elle, à Dublin d'être "tiré d'affaires aujourd'hui".

S'agissant de la création d'éventuelles euro-obligations, un projet à l'étude par la Commission européenne, la ministre du Budget a répété la position de la France, à savoir qu'elles ne pourraient être que "l'aboutissement d'un processus de consolidation de la zone euro" et une convergence des politiques budgétaires.

"Cette convergence budgétaire est évidemment un préalable à toute autre question, notamment la question de la mutualisation des dettes. Ca peut être un point d'arrivée, certainement pas un point de départ."

édité par Marc Angrand

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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