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Marché : Olympus réfléchirait à de nouvelles poursuites judiciaires

Olympus réfléchirait à de nouvelles poursuites judiciairesOlympus réfléchirait à de nouvelles poursuites judiciaires

TOKYO (Reuters) - Au centre d'un scandale comptable, le spécialiste japonais de l'optique pourrait poursuivre plusieurs de ses dirigeants, anciens et actuels, et leur réclamer un total de 90 milliards de yens (918 millions d'euros), tandis que son nouveau président songe à démissionner, a-t-on appris dimanche d'une source proche du dossier.

Le fabricant d'endoscopes et d'appareils photo souhaiterait ainsi éponger une partie du coût de la fraude comptable qui a mis à mal les finances d'un groupe vieux de 92 ans, sa valorisation boursière et sa réputation, a expliqué la source.

La procédure devrait notamment viser les dirigeants actuels, en raison de leur incapacité à déceler la fraude, mise en place il y a 13 ans ou de remettre en question le coût exorbitant de certaines acquisitions.

Dans un communiqué, Olympus a indiqué qu'il ferait des annonces mardi sur le contenu des mesures qu'il entend prendre.

Aucun commentaire n'a été fait sur la question du maintien à son poste du président Shuichi Takayama, aux commandes du groupe depuis octobre.

Un comité d'audit externe l'a toutefois mis sur une liste de six membre du conseil d'administration dont le comportement aurait permis à l'ancien président Tsuyoshi Kikukawa et à d'autres responsables de maquiller les comptes d'Olympus, a expliqué la source de Reuters.

La commission chargée d'enquêter sur la dissimulation des pertes d'Olympus a préconisé début décembre de remercier tous ceux qui avaient connaissance du procédé de dissimulation comptable.

Elle expliquait alors que l'ancien vice-président du groupe, Hisashi Mori, et un ancien auditeur interne, Hideo Yamada, ont concocté dès 1998 -avec l'aide de plusieurs banquiers d'investissement- un plan pour dissimuler des pertes financières enregistrées au cours des années 1990 sur fond de décrochage de la Bourse japonaise.

À leur plus fort, les pertes dissimulées ont atteint 134,8 milliards de yens (1,3 milliard d'euros), précise-t-elle, se montrant également critique à l'égard des auditeurs sur la période concernée, KPMG AZSA et Ernst & Young ShinNihon.

Nicolas Delame pour le service français

Copyright © 2012 Thomson Reuters

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