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Marché : Obama dénonce l'impact des dissensions politiques sur l'économie

Obama dénonce l'impact des dissensions politiques sur l'économieObama dénonce l'impact des dissensions politiques sur l'économie

par Jeff Mason,

WASHINGTON (Reuters) - Barack Obama a estimé samedi que les dissensions entre responsables républicains et démocrates à Washington portaient préjudice à l'économie américaine et a exhorté les parlementaires des deux camps au compromis pour redresser l'économie et relancer l'emploi.

Après le long débat très tendu sur la dette et les déficits publics, qui a conduit l'agence de notation Standard and Poor's à retirer pour la première fois la note de crédit maximum "triple A" aux Etats-Unis, le président américain effectuera la semaine prochaine une tournée en bus de trois jours qui apparaît comme une "séance d'échauffement" à quinze mois de l'élection présidentielle.

Parmi les thèmes qu'il a développés ces derniers jours lors d'une visite dans le Michigan, et encore ce samedi lors de son allocution hebdomadaire à la radio et sur internet, figure celui de la "colère citoyenne" envers le Congrès.

"Dernièrement, la réponse de Washington a été celle de l'esprit partisan et du blocage, qui n'a fait qu'ébranler la confiance et contrecarrer nos efforts pour relancer l'économie", a dit à la radio le chef de la Maison blanche.

"Ce n'est pas le pays qui va mal, c'est notre vie politique et nous devons régler cela."

Comme il le fait depuis des semaines, Barack Obama a demandé au Congrès de prendre des mesures pour réduire la fiscalité des salariés, relancer le secteur de la construction et des travaux publics et simplifier les obstacles administratifs qui rebutent les créateurs d'entreprise.

"Nous ne pouvons plus laisser les surenchères partisanes se dresser sur notre route", a-t-il ajouté, dénonçant les arrière-pensées électoralistes qui pour certains prennent le pas sur l'intérêt du pays.

"VOUS AVEZ RAISON D'ÊTRE DÉÇUS"

"Vous avez raison d'être déçus, je le suis aussi", a-t-il lancé.

Lundi dernier, dans une allocution à la Maison blanche, Barack Obama avait également accusé blocage politique au Congrès d'être responsable de la dégradation de la note de crédit des Etats-Unis.

Il avait ajouté que Washington n'avait pas attendu les leçons d'une agence de notation pour savoir qu'il fallait une approche équilibrée en matière de réduction des déficits.

Une commission bipartisane du Congrès doit présenter d'ici fin novembre des recommandations pour réduire les dépenses publiques.

Barack Obama a signé le 2 août la loi sur le relèvement du plafond de la dette des Etats-Unis, qui a évité au pays de se retrouver en défaut de paiement.

Saluant ce "premier pas important", il a cependant souligné que d'autres mesures étaient nécessaires pour relancer l'économie américaine.

Il a insisté sur la nécessité d'adopter une "approche équilibrée" dans les mesures de réduction de la dette, par le biais notamment d'une réforme fiscale, afin que la classe moyenne ne porte pas la part la plus lourde du fardeau des réformes.

Le compromis négocié in extremis par les républicains et les démocrates prévoit de réduire le déficit américain de 2.100 milliards de dollars en dix ans.

Barack Obama, qui briguera en novembre 2012 un second mandat, a accepté des baisses de la dépense publique d'une ampleur supérieure à ce qu'il souhaitait et devra convaincre son électorat le plus à gauche qu'il n'avait pas d'autre choix.

Guy Kerivel pour le service français

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