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Marché : Novartis prévoit de supprimer 2.000 emplois

Novartis prévoit de supprimer 2.000 emploisNovartis prévoit de supprimer 2.000 emplois

par Nathalie Olof-Ors

ZURICH (Reuters) - Le groupe pharmaceutique suisse Novartis a annoncé mardi la suppression de 2.000 postes au niveau du groupe et une série de mesures destinées à absorber la pression sur les prix.

Ces réductions d'effectifs, annoncées à l'occasion des résultats du troisième trimestre, interviendront principalement en Suisse et aux Etats-Unis, et seront compensées par la création de 700 postes dans des pays à bas coûts et dans d'autres pays, a précisé Novartis dans un communiqué.

Le groupe, qui emploie actuellement près de 120.000 personnes dans le monde, prévoit également de fermer deux sites en Suisse, à Nyon et Bâle, et un en Italie, à Torre. Une partie des activités de recherche seront par ailleurs transférées de Suisse vers les Etats-Unis.

Novartis inscrira une provision pour restructuration de 300 millions de dollars au quatrième trimestre.

Ces mesures, qui seront mises en oeuvre au cours des trois à cinq prochaines années, sont motivées avant tout par les pressions sur les prix, a expliqué le directeur général Joseph Jimenez, lors d'une conférence téléphonique.

La volatilité du franc a joué un rôle, mais celui-ci a été relativement mineur, a-t-il ajouté.

IMPACT POSITIF DES NOUVEAUX MÉDICAMENTS

Le secteur de la pharmacie subit actuellement le contrecoup des restrictions budgétaires alors que les problèmes de dette contraignent de plus en plus les Etats à tailler dans les dépenses de santé.

La semaine dernière, la biotech Actelion a dit s'attendre à un recul de ses ventes en 2012 en raison des mesures d'austérité.

Les groupes pharmaceutiques sont également confrontés à une forte concurrence des médicaments génériques alors qu'une vague de brevets arrive à expiration dans le secteur, faisant peser le risque de compression des effectifs.

L'américain Pfizer a ainsi taillé dans sa force de vente alors que les droits du Lipitor, un des médicaments les plus vendus au monde, tombera dans le domaine public en 2012.

Novartis doit de son côté composer avec l'expiration du brevet du Diovan (hypertension), un de ses blockbusters qui génère plus de six milliards de dollars de chiffre d'affaires annuel. Les droits sur ce médicament arrivent à échéance en Europe à la fin de l'année et aux Etats-Unis l'an prochain.

Parmi les grands groupes pharmaceutiques, Novartis apparaît néanmoins relativement bien protégé dans la mesure où il est lui-même actif sur le segment des médicaments génériques par le biais de sa filiale Sandoz.

Le groupe est par ailleurs un peu mieux immunisé contre la pression des prix grâce à son portefeuille de médicaments à l'étude et de nouveaux produits, un des plus étoffés du secteur.

Au troisième trimestre, ces nouveaux produits ont contribué à doper le chiffre d'affaires de Novartis, qui affiche une hausse de 18% pour s'établir à 14,8 milliards de dollars, alors que des nouveaux médicaments tels que Gilenya (sclérose en plaques) commencent à prendre le relais.

La faiblesse du dollar, devise dans laquelle le groupe publie ses comptes, a également eu un effet positif, contribuant à accroître le chiffre d'affaires de 6%.

Roche, son concurrent qui publie ses comptes en francs suisses, avait présenté des chiffres lourdement impactés par la vigueur du franc.

Le bénéfice net de Novartis a progressé de 7% au troisième trimestre sur un an, pour s'élever à 2,49 milliards de dollars, un chiffre en phase avec les attentes du marché. Le chiffre d'affaires a totalisé 14,8 milliards de dollars, en progression de 18% en dollar et de 12% à taux de change constant.

Les analystes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur un chiffre d'affaires de 14,86 milliards de dollars et sur un bénéfice net de 2,84 milliards.

Emmanuel Papadakis, analyste chez Collins Stewart, a qualifié ces résultats de "solides", attribuant la baisse de l'action au fait que la publication des résultats a été décalée d'une heure et demie mardi matin.

A 13h15, le titre cédait 2,3% à 50,60 francs tandis que l'indice européen de la santé se repliait de 0,7%.

Edité par Pascal Schmuck et Dominique Rodriguez

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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