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Marché : Merkel ne voudrait pas de mario draghi à la tête de la bce

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BERLIN (Reuters) - Angela Merkel est opposée à la candidature de Mario Draghi à la présidence de la Banque centrale européenne (BCE) en raison de la piètre situation de l'Italie en matière de dette, affirme vendredi le magazine allemand Der Spiegel.

Cette position mettrait la chancelière allemande en porte-à-faux avec ses pairs de la zone euro. Quelques heures auparavant, la ministre française des Finances Christine Lagarde avait affirmé que son homologue allemand Wolfgang Schaüble appuyait, comme Paris, la candidature de Mario Draghi à la présidence de la BCE.

Longtemps archi-favori à la succession de Jean-Claude Trichet, dont le mandat s'achève fin octobre, l'ex-gouverneur de la banque centrale allemande Axel Weber a jeté l'éponge en février.

Mario Draghi, gouverneur de la banque centrale italienne et président du Conseil de stabilité financière, a aussitôt pris le titre de favori et reçu mardi le soutien direct de la France.

Der Spiegel affirmait déjà dans son édition de dimanche qu'Angela Merkel hésitait à le soutenir et attendrait de cette candidature des "lots de consolation".

D'après l'hebdomadaire allemand, Angela Merkel souhaiterait à la fois la nomination de deux Allemands à des postes financiers clefs au niveau européen ainsi que de nouvelles conditions dans le cadre de la mise en place du Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds d'urgence permanent de la zone euro.

Dans un aperçu de son prochain numéro, Der Spiegel affirme que la chancelière s'oppose désormais purement et simplement à la candidature de Draghi.

"Merkel considère Draghi comme un professionnel mais elle le bloquerait comme gouverneur de la BCE parce qu'elle s'inquiète d'avoir, pour gardien de la zone euro, le représentant d'un pays aussi fortement endetté que l'Italie", écrit le magazine.

Sans citer de sources, Der Spiegel affirme également qu'Angela Merkel pense qu'il faudra plutôt envisager Mario Draghi pour succéder à Dominique Strauss-Kahn à la direction générale du Fonds monétaire international (FMI).

Ceci pourrait être une rebuffade aux aspirations de Paris d'envoyer un autre Français aux commandes du Fonds, Christine Lagarde étant présentée comme une candidate potentielle.

Un porte-parole du gouvernement allemand a dit qu'il ne ferait aucun commentaire sur l'article du Spiegel.

Stephen Brown, Natalie Huet pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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