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Marché : Medvedev ne veut plus de ministres siégeant dans des sociétés

Medvedev ne veut plus de ministres siégeant dans des sociétésMedvedev ne veut plus de ministres siégeant dans des sociétés

MOSCOU (Reuters) - Dmitri Medvedev a ordonné samedi à Vladimir Poutine de lancer le processus de démission des membres du gouvernement de leurs sièges aux conseils d'administration d'entreprises publiques pour ne pas prêter le flanc aux critiques d'ingérence de l'Etat.

Le président russe a donné à son Premier ministre jusqu'au 1er juillet pour agir de la sorte.

Cette date pourrait en fait ne pas suffire pour obtenir le départ cette année des ministres concernés étant donné que les entreprises russes tiennent leurs AG annuelles d'ici la fin juin.

Suivant le principe énoncé par le président, devraient renoncer à leurs fonctions entrepreneuriales le vice-Premier ministre Igor Setchine, président du pétrolier Rosneft, le ministre des Finances Alexeï Koudrine, président de la banque VTB, et le ministre des Transports Igor Levitine, président de la compagnie aérienne Aeroflot.

Le président Dmitri Medvedev a ordonné mercredi le retrait d'ici la fin juin des ministres des conseils d'administration des entreprises publiques, estimant que l'ingérence de l'Etat est un frein au développement de l'économie russe.

Selon deux sources gouvernementales, cette décision n'aura aucun effet pratique, le Kremlin continuant de tirer les ficelles puisqu'il est en définitive le propriétaire des entreprises publiques.

Poutine et Medvedev, qui se partagent de facto les rênes du pouvoir en Russie, doivent encore se mettre d'accord pour déterminer qui se présentera aux élections présidentielles de 2012. Les deux ont laissé entendre qu'ils pourrait faire acte de candidature.

Globalement, l'initiative de Medvedev est bien perçue par les marchés car les entreprises publiques russes sont dominantes en Bourse mais leur valorisation est inférieure à celles des sociétés occidentales en raison d'une gouvernance jugée par trop influencée par Moscou.

Certains investisseurs estiment que la proposition de Dimitri Medvedev pourrait revaloriser l'image de la Russie en tant que terre d'investissements.

Melissa Akin; Wilfrid Exbrayat et Jean-Loup Fiévet pour le service français

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